Tuesday, February 07, 2017

Feeling inspired.

Yo y el Sr. Carlos con tinta sobre papel de acuarela.

Moi et monsieur carlos utilisant de l'encre sur papier aquarelle.

Me and Sir Carlos using ink on watercolor paper.

Friday, February 03, 2017

Work complete.

At Institut Français De Maurice.



Sunday, January 29, 2017

EXPOSITION : Jacques Désiré Wong So, un récit ouvert à l'infini

"Masterpeace XXL", l'exposition (fait suite à une résidence de l'artiste à l'Institut français de Maurice) de Jacques Désiré Wong So, se dévoile par un jeu de contrastes et de lumière. Si les 13 oeuvres, acrylique et encre (grands formats), exposées représentent le jour, d'autres évoquent la nuit dans une sorte d'aller-retour ou un jeu de "positifs et de négatifs", dit Jacques Désiré. En recourant à l'acrylique et à l'encre, deux techniques qui font partie liée avec la toile, l'artiste poursuit sa quête de la vibration colorée et de la relation de l'humain avec la nature.
Faut-il y voir une sorte d'évitement du tracé pictural présent dans ses anciennes marines ? Son processus créatif a néanmoins connu une nouvelle étape pour son premier solo à Maurice. Jacques Désiré Wong So a commencé à peindre véritablement en 2005 et a exposé pour la première fois à Rodrigues, sa terre natale en 2007.
Comme un écho distant, sa nouvelle série se caractérise par la persistance des images liées à la mer et la terre. "Le paysage se construit avec le temps, l'érosion…", nous dit Jacques Désiré. Son intérieur de création respire en bleu. Les travaux à l'encre de l'artiste explorent librement tous les bleus, ceux de l'âme aussi, et créent de secrètes plaines, grandes ou petites. Son geste est un élan du corps. Il vient déposer sur la toile de sereines bleuités. Peu de couleurs pour cet artiste qui travaille la matière dans ses acryliques avec une ascèse chromatique. Les couleurs s`étalent avec retenue : bleus d'outremer transparents, gris ombrés, blancs.
Jacques Désiré Wong So est venu lentement à l'abstraction, diminuant les traits, les formes pour aller vers l'essentiel, dans une voie abstraite et mystique. Il n'a qu'un but : l'union de l'homme et de la nature. Des élans libres de terre, plein ciel, plein regard en pleine mer. Wong So sublime les affres du temps.
Il y a beaucoup à découvrir dans les atmosphères sombres dans lesquelles cohabitant le jour et la nuit. L'artiste essaie de faire venir de l'intérieur la matière. Une simple toile, des taches d'encre et n
Les oeuvres de Jacques Désiré Wong So seront visibles à la galerie de l'IFM du 17 février au 21 mars 2017.

POINT DE VUE : Un essentiel mis à nu
Jacques Désiré Wong So est né à Rodrigues. Il a poursuivi des études en arts appliqués en France en 2000. Il est plus un peintre instinctif qu'un artiste qui prémédite les choses. Pas d'excès, mais une extrême retenue chez cet insulaire, dont la création artistique, est un récit ouvert qui épouse l'étendue. On est dans la suggestion, l'en deçà, l'en dedans. Sans origine ni centre, sa peinture est extensible à l'infini. L'exposition pourrait soumettre le public à une épreuve visuelle et temporelle où les images finissent par s'imposer durablement.

ous voilà entrainés dans un long voyage imaginaire. Des paysages, des terres lointaines et sans bornes, l'oeuvre de Jacques Désiré est un récit ouvert.

Article paru dans Week-End | 29 January, 2017 - 11:00

http://www.lemauricien.com/article/exposition-jacques-desire-wong-so-recit-ouvert-linfini

Thursday, January 26, 2017

JACQUES DÉSIRÉ WONG SO : À l’encre de ses pinceaux

L’artiste peintre rodriguais est actuellement en stage bloqué à l’Institut Français de Maurice. Nous l’avons rencontré alors qu’il s’attelle à la création des œuvres qu’il y exposera du 16 février au 11 mars. Au menu : des tableaux grand format avec des taches d’encre et d’acrylique, créés au gré de la gravité.
Une tache d’encre sur le visage, de l’acrylique sur son t-shirt, un pinceau dégoulinant à la main. C’est ainsi que Jacques Désiré Wong So nous accueille dans sa salle de travail à l’IFM. Des tableaux par terre, quelques-uns appuyés contre le mur et un autre posé sur la table de travail. Ce qui captive l’attention chez le peintre, c’est sa jovialité communicative. C’est avec un sourire permanent qu’il nous fait découvrir l’univers dans lequel il compte plonger les visiteurs de son exposition, intitulée Masterpeace XXL.
Avec cette première exposition en solo à Maurice, l’artiste rodriguais aborde une nouvelle facette de son art. Tous les tableaux sont peints avec de l’encre et de l’acrylique de façon abstraite. Chaque tableau sera constitué d’une tache, qui sera différente à chaque fois. “Je suis un peu comme Kung-Fu Panda quand il réussit à canaliser son énergie. C’est un cheminement personnel. Avant, je faisais beaucoup de figuratif, mais j’ai trouvé que l’abstrait est ce qui me caractérisait vraiment. J’ai réalisé que c’est ce qui me définit le plus”, nous confie-t-il.

Paix intérieure.
Si le titre de l’exposition comprend le sigle XXL, c’est en raison de la taille des toiles. La plus grande mesure 2m10 par 1m80. En concevant cette exposition, Jacques Désiré Wong So avait un record en tête, celui de la plus grande tache d’encre au monde. Mais en surfant sur le web, il a découvert que ses tableaux n’allaient pas battre ce record. Il se consolera avec celui de la plus grande tache d’encre de Maurice. Masterpeace XXL se déclinera en 13 tableaux grand format, ainsi que quelques œuvres sur papier.
Jacques Désiré Wong So est à la recherche de sa paix intérieure. Qu’il voudrait retrouver chez les visiteurs. “Je souhaite que les gens trouvent la paix en regardant les tableaux. Le but est qu’ils découvrent les tableaux sans trop se laisser aller à la réflexion. Il faut que ce soit comme un moment de relaxation, avec une bonne tasse de café à la main.”
Quand il peint, Jacques Désiré Wong So essaye de faire le vide dans sa tête et de ne laisser aucune image s’imprimer dans son esprit. “Je conçois cette exposition de manière spontanée. Quand je me penche sur un tableau, j’essaye de ne penser à rien, ce qui est très difficile. Avec mon pinceau, je mets un peu d’encre sur la toile, et c’est la gravité qui détermine l’œuvre. L’encre me guide.”

Article paru dans Scope | 26 January, 2017 - 10:00 

http://www.lemauricien.com/article/jacques-desire-wong-so-l-encre-ses-pinceaux

Sunday, January 22, 2017

Jacques Désire Wong So : Paix intérieure artistique

Une résidence faite de rencontres, de tableaux et de sérénité.

L’artiste contemporain rodriguais nous proposera une exposition à l’Institut français de Maurice le 17 février. En résidence sur place, il nous ouvre les portes de son univers.

L’artiste virevolte, esquisse un coup de pinceau, se concentre. Et sa main parle. Tout est une question de paix intérieure. Et c’est sous le thème Master Peace XXL que Jacques Désiré Wong So, un Rodriguais de 37 ans, vous invite à son exposition solo, du 17 février au 11 mars, à l’Institut français de Maurice (IFM). Une expo qui suivra sa résidence artistique qui a débuté la semaine dernière (dans le cadre des expos Carte Blanche de l’IFM), et qui n’est pas la première qu’il tient. Il l’a déjà fait lors des 7es Jeux de la Francophonie, en France, en 2013 et en collectif, avec Art in the forest, en 2011. Rencontre entre deux coups de pinceau.

«J’aime le dessin depuis que je suis petit. J’enregistrais le dessin animé Le Roi Léo et en le visionnant, je faisais des arrêts sur image et dessinais ce que je voyais.» L’artiste nous raconte la suite avec enthousiasme : ses années collège où il se découvre une passion pour la sculpture et la peinture, ses années d’études supérieures, notamment dans les arts numériques, ses années d’enseignant au Rodrigues College («les jeunes Rodriguais sont de nature curieuse», dit-il)  où il partage sa passion avec les jeunes. «J’ai toujours aimé l’échange, le partage, ça vous grandit en tant qu’artiste.» Lors de sa résidence, il a rencontré les élèves qui sont en quatrième année d’art au Mahatma Gandhi Institute, mercredi dernier, et le 30 janvier, ce sera au tour de ceux du Lycée des Mascareignes.

Ensuite, place à l’exposition, un nouveau challenge pour le gars de La Ferme, au CV déjà bien rempli, qui s’inspire notamment des tests psycho de Rosasch, avec des taches d’encre. Il nous explique le pourquoi du thème Master Peace XXL : «Ce sont plus des recherches artistiques sur la paix intérieure, sur un état d’esprit qui se rapproche de la sérénité. Je ne m’exprime pas sur la paix dans le monde, qui est une tout autre équation.» La paix intérieure, il la ressent aussi quand il s’adonne à son autre passion : la pêche. «On est sur la mer, sur l’océan, c’est paisible. J’y trouve une grande forme de sérénité. Et ça inspire.»

On quitte l’artiste dans ses œuvres, toujours aussi sursautant, toujours plongé dans son encre de Chine. Trois tableaux sont déjà prêts. Il dit qu’il les nommera après. Entre-temps, avec son air pensif, Jacques Désiré Wong So songe au futur : «J’ai déjà des idées, mais tout est une question de moyens, car monter une expo coûte énormément.»

par Stephane Chinnapen

http://www.5plus.mu/arts-et-tendances/jacques-desire-wong-so-paix-interieure-artistique

Wednesday, January 18, 2017

Master Peace XXL : Jacques Desiré Wong So fait œuvre de paix

Master Peace XXL

L’IFM accueillera sa première exposition de l’année intitulée Master Peace XXL, de l’artiste rodriguais Jacques Desiré Wong So, au mois de février. Le vernissage se tiendra le jeudi 16 février à 18 heures à la Galerie de l’institut.

À travers cette exposition, l’artiste présente sa lecture personnelle de la paix en format XXL, rappelant la grandeur que l’on doit à cette notion malmenée en ces temps mouvementés. Synthèse de plusieurs années de recherche artistique, cette exposition se veut une immersion dans un univers d’encre et d’acrylique.

«Les taches d’encre sont des choses fascinantes tout comme les nuages. Elles font rêver. Ainsi, je ne définis pas, je suggère. Je ne décris pas, je laisse des pistes. Je cherche à ce que l’observateur cherche sa propre paix», souligne Jacques Desiré Wong So. L’artiste explique encore qu’il a privilégié l’abstraction dans ses œuvres pour ne pas faire l’amalgame des signes. Il a donc opté pour la forme pure, voire même l’absence de formes pour laisser paraître un sfumato incomplet.

Jacques Désiré Wong So est né en 1979 à Rodrigues et il explore dans son travail la relation entre l’humain et le naturel. Par le biais de l’abstraction, il propose un langage graphique basé sur l’observation de son environnement immédiat. En dématérialisant et en déconstruisant la vision telle qu’elle est communément acceptée, il cherche des solutions personnelles et universelles, qu’il peint à l’acrylique.

L’artiste puise son inspiration chez William M. J. Turner, Edouard Manet, Ansel Kiefer ou encore Philip Kelly pour ensuite s’en émanciper. Ce processus, en créant une certaine confusion entre la représentation et l’original, fait partie intégrante de sa démarche et lui permet d’approcher la notion d’universalité. En procédant ainsi, l’artiste déforme l’invisible et remanie les certitudes établies.

Business Magazine No. - 1269 - du Mercredi 18 Janvier 2017 au Mardi 24 Janvier 2017

http://www.businessmag.mu/article/master-peace-xxl-jacques-desire-wong-so-fait-oeuvre-de-paix

Friday, December 02, 2016

The Awakening

My work explores the relationship between human and natural. Through abstraction I propose a graphical language linked to direct observation of my immediate environment. The results are combinations of ideas that help first have a clue on the next one.
This is a constant in my process which seeks to redefine itself for each solution encountered. By materializing and deconstructing the vision as it is commonly accepted I seek personal and universal solutions while doing acrylic paintings. As it is in doing that I have more ideas.
Thus work are constantly within abstraction and figuration as they need each other to exist in my process. Influenced by William M.J. Turrner , Edouard Manet, Ansel Kiefer, and Philip Kelly (Mauritius) proposed work are of a unique flavour and at the same time look alike. This has set confusion to other artists who have thought I have imitated their work. This confusion is a particular fragment of my process whereby I confuse the graphic with the memories intentionally to approach the notion of universality. In so doing, I deform the unseen and reformulate established certainties. The reverse is also true. Other artists immitate my results. Which reacts a parralel universality.
During a workshop I heard from an artist that to study at university level is not imperative but, “a hell of a shortcut”. With that in mind I travel to Bordeaux, 2001, for a “maitrise en Arts Appliques”. Later with transmission in mind I returned to Rodrigues, in 2005, to share my knowledge. This is where my artistic journey started. What was first an anthropic will to share knowledge became a way of living.

This is where we meet at a  cross road here.

Friday, April 01, 2016

The Edge of the World


The arts, just like any system of belief or any corporal tuning of the self, are means to reach the upper level of thinking. At this stage, commonly known as nirvana or heaven, individual experiences ethereal spaces which are deprived of forms. The only things that remain sustainable are the ideas of these spaces which are in constant movement.
How to make it constant?
Should it be made constant or controllable?
And above all why?
Why are you reading this in the first place?
Are you reading or imitating the understanding you have of these words?
Are you reading or having an idea of these words?
What are those words?
Do you really think that you are thinking?
Or are you imitating a thought or a system of thinking?

Thursday, March 19, 2015

10 Years of arts in Rodrigues

10 years have passed since I started this blog. Many things happened and a lot to come. Thank you all for your comments and ideas.Keep in touch.

Saturday, February 23, 2013

7eme Jeux De la Francophonie à Nice

Je suis sélectioné, section peintre, au niveau de la République de Maurice pour participer au 7eme Jeux de la Francophonie, à Nice en Septembre 2013.

http://jeux.francophonie.org/

Friday, February 22, 2013

Identité minérale - Mémoires résiduelles, de la spiritualité dans l'art et la peinture, hommage à Kandinsky.


« Identité minérale - mémoires résiduelles» a timidement commencé le 23 septembre 2012 en ligne sur mon siteweb personnel (http://jaaxprimat.free.fr )
Suite a mon voyage initiatique en Chine et octobre de la même année j'ai vu de mes yeux l'étendu bénéfique que la culture peut apporté dans une société. Il y a des sites consacré à la mémoire du passé et des lieux de conservation des vestiges de la préhistoire. J'ai laissé plus de 45 toile et œuvres, fait sur place, en mémoire de mon passage pour laisser une trace de notre culture de Rodrigues.
Le 10 décembre à Mangues Chez John's Resto Pub avec collaboration de Stephan Ho Tu Nam j'ai eu l'ambition de décaler et de décentrer les expositions et le rendre visible dans une autres tranche de Rodrigues. Quoi que peut visité les fait sont là. L'art peut être partout Rodrigues.
Le 16 février 2013 j'expose au Decoculture avec la collaboration de Marc Gossé, avec pour thème « Identité minérale - Mémoires résiduelles, de la spiritualité dans l'art et la peinture, hommage à Kandinsky. »

Ma démarche provient d'un devoir d'univeristé en 2002 pour une dissertation : « Du pays au paysage comment se construire une indentié ? »
cette idée est depuis rester dominant dans mes recherches esthétiques.

L'essor d'un art émergent depend essentiellement de ce qu'il a d'acrrochant voir pertinent.
A travers « identité minérale » rien n'est fait par pure hazard. Rien n'est calculé dans l'abolu non plus. Le debat sur la finalité de l'oeuvre est avant tout une affaire de goût, de subtilité et de recherche à travers les Arts Plastiques.
Donc mes travaux prennent source dans la culture Rodriguaise et mes origines. C'est avant tout l'environnement qui a faconné mon imaginaire et mes resenti.

Recherches esthétiques oblige je continue de faire des trouvailles inédites dans des équations métaphoriques des termes terroir et identité. Projeter la thématique sur l'univers minéral nous pouvons l'assimiler au symbolique d'atavisme. Un autre mode de questionnement de la mixité. L'atavisme, dans le monde végétal, est la tendance des plantes hybrides à retourner à leur type primitif. Ce volte-face est impossible dans l´univers minéral semble affirmer les peintures de cette série dont je rend visible dans ma thématique.

Friday, February 15, 2013

Exposition des œuvres de Jacques Désiré Wong So au DECOCULTURE


L’association sans but lucratif
DEVELOPPEMENT ET ECOLOGIE PAR LA CULTURE
DECOCULTURE   Belgique-Rodrigues

a  le plaisir de vous inviter au vernissage
de l’exposition des œuvres de Jacques Désiré Wong So, sous le thème :
Identité minérale - Mémoires résiduelles, de la spiritualité dans l'art et la peinture, hommage à Kandinsky

There is no must in art because art is free.
Wassily Kandinsky

le Samedi 16 février 2013 à 10 heures 30

Conference debat :
"La place de l'art dans le developpement de Rodrigues"
Le vendredi 1er mars 2013 a15 heures 30

au « Chercheur d’or » – DECOCULTURE, à Baie-Lascars

L'association  DECOCULTURE vise à l’intégration des concepts de développement, d’écologie et de culture. Elle a pour but la promotion, l’étude, la réalisation, l’appui ou la coopération à des programmes ou projets de développement à forte intensité culturelle et/ou écologique. Les locaux du Chercheur d’or –bibliothèque, salle de conférence et d’exposition- ont pour vocation d’accueillir artistes, scientifiques, professionnels, enseignants,…de Rodrigues et d’ailleurs, souhaitant partager et échanger leurs connaissances, leurs recherches, leurs créations, dans un esprit de liberté de pensée et de création.
Le siège social de DECOCULTURE est situé à Bruxelles, en Belgique.

Saturday, February 02, 2013

Visite de Pascal Lagesse et Christian Bossu-Picat

Intense moments de partages et de rires avec mes amis Pascal Lagesse et Christian Bossu-Picat.

Monday, December 10, 2012

Exposition de peinture au John's Resto Pub


Artiste - Jacques Desiré Wong So
Thème - Identité minérale - Mémoires Résiduelles
Lieu – John Resto, Mangues, Rodrigues
Vernissage – 1900, 10 décembre 2012 – février 2013.

L'exposition de peinture de Jacques Desiré Wong So intitulé Identité minérale - Mémoires Résiduelles, actuellement au John Resto, à Mangues, est l'ocassion pour le peintre plasticien de mettre en avant un aspect de l'art comtemporain : la peinture. Après un courte séjour en Chine debut octobre dernier, il revient avec la présente exposition ajouter une alternative a la peinture local et permettre au public Rodriguais d'en prendre conscience. Il faut noter que le plasticien a laissé plus de 45 œuvres en exposition au Art Accademy à Yinchuan, la capitale de Ningxia en Chine. Il a aussi participer a un séminaire d'échange artistique et culturelle entre artistes Mauriciens et Chinois.

Avec des idées pleins la tête il nous revient avec cette exposition qui est en continuité avec ce qu'il avait proposé en Chine mais aussi en continuité avec le site web qu'il avait lancé en ligne fin septembre 2012.
« Je pense que l'art, et la peinture en particulier, n'est pas quelque chose de stagnant, mais plutôt comme une chose en mouvement. » Divers expériences personnelles et en groupe a forgé son coup de pinceau et son caractère. «  Il nous faut cotoyer d'autres artistes même en dehors de notre domaine artistique de prédilection car c'est par ces recontrent que notre exprérience personelle évolue. »
« La culture artisque de Rodrigues est très jeune. Les premier sur le sol Rodriguais a manifester une quelconque intérer pour l'art date a peine de 150 ans. Il y a peut de traces des œuvres de cette époque. En comparaison, l'asie et les pays de l'occident détiennent des vestiges vieux des milliers d'années. »

les œuvres présentées sont des peintures semi abstrait et abstrait inspirées des paysages de Rodrigues. Les sites qui m'a aidé a constituer mes études préliminaires sont Rivière Banane, Cascade Victoire, les litorales entre Port Sud Est et Pointe Coton et surtout la partie ouest de rodrigues.

Cette exposition est une modeste petite pierre dans l'édification du patrimoine artistique local et de sa delocalisation des sites types.

Je voudrais dire a tous les artistes de Rodriguais chanteurs, musiciens, danseurs, comteurs, photographs, peintres, sculpteurs, poêtes, slammeurs...
Nous sommes la culture et elle fait partie de nous : les artistes. La société doit commencer a changer de mentalité et céssé de prendre nos créations comme des accéssoirses. Ce changement commence par nous.
Ouvrons les yeux et réveillons nous, les artistes, de cette fausse réalité qui veut que notre créativité doit dépendre de quelque chose d'autre que nous meme.

Wednesday, October 24, 2012

Exemples des oeuvres présentés à l'exposition au Art Accademy, Ningxia, Chine, 2012.

Friday, September 21, 2012

Identité minérale-mémoire résiduelle

Voici enfin la fin du processus. J‘ai bouclé la boucle...ce matin. Le site web pour m'a deuxième expo solo qui sera exclusivement en ligne sur la toile est prêt. Identité minerale est la suite logique après l‘identité du paysage.

Expo bus

Quatre oeuvres  présentés.
Cette exposition itinérante  a permi aux artistes de Rodrigues de déconsidérer le lieu d‘exposition.




Monday, September 10, 2012

Travaux d‘atelier - Encres de chine sur papier





L'absence de référence humaine dans un paysage est selon certain artistes la raison principale qui fait hésiter un potentiel acheteur. J'aime l'idée d'un espace dégager libre de toute traces humaines et bien accidenté.

Sunday, August 05, 2012

Visite d'atelier de Pierre Argo et Serge Selvon

La visite de Pierre Argo et Serge Selvon. Ce fut un moment de riche expériences et de partage.

Monday, February 20, 2012

Salon d'été 2012

Oeuvre présenté, Etel - cyclone, acrylique sur toile, 60x70cm.

Etel
"Six heures six du matin et six seconde
Dehors il y a qu'un chemin

le toite de ma maison me rassure
car les murs sont construit en dur

les arbres verts et gris bougent, menacent,
dans un ciel gris blanc et fugasse,

Au loin j'aperçois un soleil rouge orangé
qui se lève, révelant les choses endommagé

On a regagner un peut de paix
mais il n'y a toujour pas d'électricité

Etel est parti
Rodrigues est a l'abri"

Sunday, July 17, 2011

Art in the Forest




Art in the Forest, île Maurice, 2011. Pour plus de détails allez a l'adresse suivante: Art in the forest

Sunday, June 05, 2011

35 ans de l'Hôtel La Pirogue

Titre : L'attente
 50 X70 cm
Acrylique
Titre : L'oubli
 50 X70 cm
Acrylique

Ces travaux ont été exposé lors de la célébration des 35 ans de L'Hôtel La Pirogue, à l'île Maurice du 5 au 12 juin 2011.


Friday, June 03, 2011

En attendant Godot-Decors de théatre


Préparation de la toile de fond.

Installation du décors à l'Institut français de Maurice.
 








 
 
Decors de théatre, En attedant Godot, peinture industriel sur toile, 4.5 X 10 m.
Décor et dessin de la toile de Jacques Désiré Wong So


"EN ATTENDANT GODOT" de Samuel Beckett joué à Maurice, en créole !
Le samedi 4 juin 2011,à l'Institut français de Maurice.

"Nous naissons tous fous. Quelques uns le demeurent".

Écrite en 1949 au sortir de la seconde guerre mondiale, "En attendant Godot" est probablement l'œuvre la plus célèbre du dramaturge irlandais Samuel Beckett. Elle est aussi sa première pièce écrite directement en français. Samuel Beckett consacre la suite de sa carrière à des textes courts, à la traduction de ses textes et à la mise en scène de ses pièces. S'il écrit en français, c'est pour limiter l'usage de la langue. Son oeuvre, austère comme un monologue intérieur, exprime l'impossibilité de vivre en sachant la finitude de l'existence. Farce métaphysique, "En attendant Godot' tend vers le non-sens de l'attente d'une quelconque révélation. Samuel Beckett a reçu le prix Nobel de littérature en 1969.

Traduction en créole mauricien : Shenaz Patel
Mise en scène : Jean-Pierre Soussigne

Jean-Pierre Soussigne, auteur et metteur en scène, réside à Rodrigues depuis mai 2004. Après des créations en France, à la Maison de la Culture de Reims et de La Rochelle, au Théâtre d'Orsay, à la Rotonde des abonnés de l'Opéra et au Théâtre le Palace à Paris ; puis à l'Institut du Théâtre à Barcelone en Espagne, et au Théâtre Antonin Artaud à San Francisco, "En attendant Godot" est la seizième mise en scène pour le théâtre de Jean-Pierre Soussigne.

Genèse du projet :
En 2005-6, Jean-Pierre Soussigne écrit la pièce de théâtre "Histoire d'une cathédrale"(donc j'entreprise le decor aussi). Présentée en créole et en français sur le parvis de la cathédrale Saint-Gabriel, "la pièce sera ensuite jouée sur le parvis de la cathédrale Saint-Louis à Port Louis, à l'occasion du Festival International Créole en décembre 2009.
À la fin des représentations, l'Ambassadeur de France et le Conseiller culturel commandent à Jean-Pierre Soussigne et à sa Compagnie la pièce de Samuel Beckett "En attendant Godot " en créole mauricien. La traduction du texte de Beckett est confiée à Shenaz Patel qui se réjouit d'ajouter cette pièce mondialement connue au corpus littéraire créole.

Thursday, March 03, 2011

Salon d'été 2011

Titre : City Jumper
Format : 40 x 47 cm
Acrylique

Sunday, May 09, 2010

Salon d'été 2010

Titre : Ephémère.
Format : 40 x 47 cm
Acrylique

La présence des formes complexes dans la nature qui nous entoure nous amène bien des fois a pensées sur la forme de notre véritable nature. Ces formes sont évidement des témoins des temps qui passent et nous montrent combien la vie est éphémère.

Wednesday, November 12, 2008

Triennale d’Art Contemporain / Art Visuel,à l’île Maurice novembre 2008

Past
Present




















Future
Titre : « Island on the move…nuances complémentaires. »
Acrylique sur toile, 130 X 78 cm par 3, 12 novembre 2008.

L’essor d’un art émergent dépend essentiellement de ce qu’il a d’accrochant voir pertient en celui qui crée une œuvre.
Travailler la matière est à chaque instant une expérience unique, problématique, symbolique, ambigü, destructif et a la fois constructif.
Rien n’est fait par pure hasard dans la peinture abstraite. Rien n’est calculé dans l’absolu non plus. Le débat sur la finalité de l’œuvre est avant tout une affaire de goût, de subtilité et de recherche à travers les Arts Plastiques.
Mes travaux prennent source dans la culture Rodriguaise. C’est avant tout cet environnement qui a façonné ma vision. Mais au-delà de ça il y a aussi mes ressenti, et ma créativité... les Autres.
Mes nuances de couleurs donc proviennent de ce que je peux découvrir, partager et de ce que je peux construire dans l’espace d’une instant voler …aux Autres.
La complémentarité est avant tout une affaire d’affinité et l’interaction face aux toiles à travers les formes et les couleurs.
« Seule la peinture non figurative reste désormais envisageable dans l’avenir sans songer que les revirements fons partie de l’histoire de l’art ; elle continue de promouvoir le caractère subversif d’une littérature d’avant-garde*
Jacques Désiré WONG SO
*T.W.ADORNO, Théorie esthétique, op. cit.

Monday, September 22, 2008

Identité par Jean Paul AGATHE

L’exposition de peinture de Jean Paul AGATHE qui a pour thème « Identité » est visible à l’antenne de l’alliance Française de Rodrigues du 19 septembre au 4 octobre 2008.

L’art de Jean Paul est en réelle progression auprès de sa première exposition solo datant de 2005. On observe une maturité pour les sujets choisis et un sens aigu pour la poésie, en occurrence pour le slam ; qui aurait pu imaginer faire un slam en guise de discours pour le vernissage ? Jean Paul l’a fait !

D’une palette sombre et inquiétante contrastant sur des couleurs vivent il nous introduit, ici, dans un jeu de mots (pensait t-il aux maux de la société local ?) et de représentations en peinture.

Ces associations de mots qu’on qualifiera plutôt de poèmes illustres les tableaux et vis versa. C’est une occasion de s’approprier de la vision de l’artiste pour découvrir son intimité et ses aspirations. On y découvre évidemment sa curiosité pour les choses de la vie locale typiquement Rodriguaise. L’exposition est divisée en deux parties : coucher de soleil et le regard des autres.

Jean Paul n’est pas un autodidacte. Il ne se déclare pas non plus peintre naïf pour attiser la pitié de la critique si critique il y en a. il est véritablement un artiste peintre plasticien en adéquation avec son temps car les thèmes choisis parle de Rodrigues et la conjoncture actuel. Les titres nous parlent : Bonne prise ; le moulin ; a l’aube ; la bêche ; sous les filaos ; Sega tambour ; la cabane du berger ; « dibois sec ». Mais Jean Paul parle aussi d’âme humaine : confusion ; sensualité ; être ou ne pas être ; bredouille ! Mais bon ! ; « baï looké » ; la soumission ; hypocrisie ou encore solitude.

Seul point noir, si on peut dire qu’il y en a un, c’est l’impression de ne pas avoir pu terminer certaines œuvres dont la trace laisser par les pinceaux reste encore légère. Mais pour un poète comme lui n’avons-nous pas la un chantier laisser volontairement inachevé pour que les spectateurs puissent avoir le choix de finir l’œuvre ?

En tout cas avec ses acryliques sur châssis on ressent l’aisance de l’artiste à déployer son « spleen » créatrice en donnant vie a ses personnages et paysages.


Jacques Désiré WONG SO

Friday, May 09, 2008

MASA AWARD NIGHT



Article publié le Mercredi 7 mai 2008 dans le journal L'Express Rodrigues.
Une pluie de récompenses - Une première édition très réussie.

La première édition du Masa Award Night qui s’est déroulée dans le cadre enchanteur de l’hôtel Mourouk samedi dernier a connu un franc succès. Pour cette première édition 17 récompenses ont été décernées au cours de la soirée.


Le prix du Meilleur Auteur a été attribué à Bernardin Moutien. Doyal Edouard s’est octroyé le titre du Meilleur Compositeur. Le titre du Meilleur Espoir de la chanson rodriguaise est attribué à Rex Léopold. C’est Vallen Pierre-Louis qui a reçu le titre du Meilleur Editeur. Julie Collet a été récompensée pour sa contribution à la promotion du séga tambour. Le prix du conteur est allé à Rosange André. L’award pour le développement de la musique à Rodrigues a été attribué à Macdonald Farla.

Trois prix à titre posthume ont été décernés à Serge Roussety, Cindy Augustin et Pascal Salon. Tino Samoisy est sacré Meilleur Ségatier. Roy Spéville a été décoré pour sa contribution pour le développement de la musique dans l’hôtellerie.

L’artiste David Félicité a reçu un prix pour le promotion de la peinture rodriguaise. Le doyen de l’accordéon, Ton Douc, a été décoré. Jacques Edouard a été décoré pour sa contribution dans le domaine littéraire.

Le prix spécial du jury a été accordé à Jana Collet. Ben Gontran a été décoré pour sa contribution au folklore de l’île. Marlin Augustin a été nommé ambassadeur de la musique traditionnelle de Rodrigues. Le prix de l’Excellence a été accordé à Marie-Lourdes L’Eveillé.
Joyce JHABEEMISUR

Note:
Ce que cet article ne précise pas c’est qu’il faut être membre de la MASA pour bénéficier de ces titres, au cas contraire les autres artistes existants sont inexistants. Étrange système de motivation pour attirer des clients dans ce groupe.
Néanmoins c’est une initiative louable car la valorisation des artistes locaux en ce moment est assez maigre.

Pour l’émancipation des Arts Plastiques à Rodrigues.

Artiste versus artiste.
Il y ceux qui savent et qui en disent trop pour soutirer les faveurs d’une institution. Il y a ceux qui ne savent rien et qui disent n’importe quoi. Il y a, enfin, ceux qui ne peuvent rien dire car ils ont peur. Ainsi les Arts Plastiques se sont tout simplement asphyxiés à Rodrigues par la crainte, la peur, l’arrogance et un manque d’humilité. Et pourtant depuis ses débuts, en 1993, à nos jours j’ai la certitude que les Arts Plastiques a sa place dans la société rodriguaise. Mais le statut des artistes plasticiens est actuellement flou. Il y a tiraillement que ce soit au niveau social, politique, spirituel et, le pire, entre les artistes eux-mêmes.
L’Histoire de l’Art regorge de ces gens courageux capables d’entretenir le changement culturel et cultuel. Il semblerait qu’à Rodrigues les choses se passent, comme d’habitude, autrement. L’artiste est tué symboliquement avant même de mourir physiquement. Je souhaiterais ici faire référence à un défunt ami, Pascal SALON, sculpteur, décédé en 2006. L’artiste plasticien est considéré comme un guignol ; un bénévole dont on use et abuse gracieusement et sans vergogne. Et on le lui remerciera ensuite des services rendu à la nation en lui souhaitant bon vent et qu’on espère qu’il vendra ses œuvres avec un sourire narquois. Il y a inévitablement de l’hypocrisie mélangée à de la malhonnêteté. Pourquoi est-ce arrivé ? Est-ce que c’est du laisser allez ou c’est une priorité politique ? Je souhaite mettre en garde les artistes en général sur ce problème qui est en train de se généraliser comme un cancer et qui rend la culture otage d’une bulle de conventions inventés par des personnes extérieur aux Arts au sens large : c'est-à-dire la peinture, la sculpture, le théatre, la musique, la dance entre autre. Cela aura pour conséquence une déformation exacerbée de l’univers déjà instable des Arts Plastiques. Il me semble qu’il y a toute une éducation à refaire à commencer par les artistes eux-mêmes. Il n’y a qu’une minorité qui bénéficie des avantages des institutions. Les autres sont voués à rester tapies dans l’ombre.
Je condamne donc les artistes qui font de la propagande et essayent de dénigrer une forme d’expression artistique par rapport à une autre. Il est évident qu’il y a obstruction à l’échange qui constitue le moteur d’un possible progrès de l’expression et la communication des Arts. Ceux enclins à découvrir la profondeur de son auto-création ne seront que répugnés et auront du dégoût pour une forme d’expression qui aurait pu leur ouvrir des portes plus nobles.
L’institutionnalisation de l’art.
Les artistes plasticiens sont familiers à la notion de « Réappropriation » qui consiste à prendre une œuvre existante et ensuite l’utiliser pour le remanier : le mettre au goût du jour. Certaines institutions culturelles de Rodrigues font de même actuellement. Toutefois, c’est « remanier » au profit de leurs propres intérêts. Cela a pour effet de mettre l’artiste plasticien en arrière plan et de le dénuder de toute appartenance des concepts de ses créations. Une illustration de ce fait est la réappropriation des manifestations artistiques et culturels pour appuyer des soit disant intérêts que ces institutions peuvent accorder aux Arts. Les mots prononcés le jour du lancement officiel sont éloquents mais évidemment manquent de sincérité. Des fois même, il manque tout simplement la présence des soit-disant invités d’honneur. Comment alors peut-on confier nos « enfants » (création) à des arnaqueurs d’intérêt et les laisser spolier nos âmes ?
L’art n’est pas un hasard. Il assume une fonction sociale pas assujettie à une fonction institutionnelle. Les récents événements prouvent l’inéluctabilité de cet assujettissement.
Nous ne pouvons pas ignorer l’aspect contemporain des Arts Plastiques. C’est un fait. Certains prétendront ignorer, pour masquer leurs manques de connaissances du « Fait Artistique ». Mais nous vivons ici et maintenant et pas à l’ère préhistorique.
Ma frustration est évidente. Pour que l’émancipation des Arts Plastiques à Rodrigues soit possible et pas juste qu’un rêve, je ne crois pas que ce soit l’affaire d’une seule personne, mais l’affaire de tout,…d’un peuple. En espérant que ces mots – ce cri de cœur – ne tombent pas dans les oreilles d’un, ou plutôt, devrais-je dire, des sourds ! Anne, ma muse, Anne, ne vois-tu rien venir ?
Jacques Désiré WONG SO

Thursday, May 08, 2008

Salon d'été 2008

Title: Rue Ricard
Format: 76 X 50 cm
Medium: Acrylique

Ce tableau à été présenté lors du salon d'été, à l'île Maurice et 2008.
Kot to pe aller?
Mo pe alle rode ene la vie. La vie ici pas facile mais mo essaye tracer kan meme. Mo suppose ki bizin ena ene boucher manzer pou tout dimoune lor sa la terre.
Tracer man!!!!
(Ou est ce que tu vas?
J'essaye de trouver du boulot. la vie ici n'est pas facile mais j'essaye de faire de mon mieux. Je suppose qu'il doit bien y avoir un pain pour chacun sur cette terre.)

Plaine-des-Papayes accueille le 2e Salon d’été


L'Express. Article publié le Dimanche 20 avril 2008.

Une soixante d’œuvres artistiques dûment sélectionnées attend les amateurs d’art à Plaine-des-Papayes, dans le cadre du deuxième Salon d’été. Un millésime inoubliable…

Diversité des différentes écoles et tendances artistiques imprègnent les oeuvres exposées jusqu’au 30 avril au complexe administratif de Plaine-des-Papayes.
Diversité des différentes écoles et tendances artistiques imprègnent les oeuvres exposées jusqu’au 30 avril au complexe administratif de Plaine-des-Papayes.
L’an passé, les responsables de la Galerie d’Art nationale (GAN), Thivynaidoo Pernumal Naiken en tête, donnaient rendez-vous aux amateurs des Beaux-Arts, à la nouvelle galerie municipale de Quatre-Bornes, pour son premier Salon d’été. Un an après, ils nous convient de nouveau, mais cette fois-ci à la Plaine-des-Papayes, après avoir obtenu, à cet effet, la précieuse collaboration du conseil des districts du Nord.

Le vernissage du 2e Salon d’été a eu lieu jeudi après-midi et depuis vendredi, les visiteurs défilent devant la soixante d’œuvres artistiques dûment sélectionnées. L’exposition restera ouverte jusqu’au mercredi 30 avril. Elle a lieu dans le nouveau complexe administratif de Plaine-des-Papayes.


Original et révolutionnaire

La tenue d’une telle exposition, au cœur de nos deux districts nordistes, fournit une occasion privilégiée, aux habitants des Pamplemousses et de Rivière-du-Rempart, de se familiariser avec une partie de ce que notre île Maurice peut produire en matière d’œuvres artistiques. La meilleure façon de féliciter la direction de la GAN, pour sa politique d’ouverture et de démocratisation de l’accès du plus grand nombre à nos potentialités esthétiques, est encore d’encourager le plus de monde possible à se rendre sur place et à prendre le temps d’admirer les œuvres exposées.

Comme son nom l’indique, ce Salon d’été regroupe une soixantaine d’œuvres d’autant d’artistes, dont principalement des peintres. Ils utilisent toutefois un vaste choix de techniques et de matériaux divers. C’est dire que d’une toile à l’autre, le visiteur bascule d’une conception esthétique à une autre. Le fruit du travail et des recherches esthétiques d’un nombre plus limité de sculpteurs, de photographes, de dessinateurs, de graphistes, de scénographes mêmes, serait-on tenté de souligner, ajoute encore à la diversité des différentes écoles et tendances artistiques présentes à cette exposition.

Devant un si vaste échantillon de ce nouvel état des lieux de l’expression artistique à Maurice, le critique d’art ne peut que se limiter à souligner ce qui lui apparaît comme le plus original et peut-être même le plus révolutionnaire dans les différentes démarches manifestées dans le cadre de ce 2e Salon d’été de la GAN. Manifestement, la palme de l’originalité revient au Trou d’Argent du Rodriguais James Castel. Il contraint le contemplateur de son œuvre à observer, vu du ciel, le Trou d’Argent de son île hors temps.


Une résurrection de Modigliani

Ce faisant, il excelle dans la confrontation de la force océanique, la houle océane, persistant, depuis des millénaires, à rogner son île en élargissant sans cesse le bassin nautique, gagné sur la falaise basaltique, ou encore sur le lit de sable d’or ou d’argent, ourlant la rive. Castel donne un nouveau dynamisme esthétique à cette confrontation naturelle. Les embruns, que celle-ci projette, sont faits de puissantes couleurs et nous en mettent plein la vue. Une réussite qui fait plaisir, car elle va au-delà de l’expression visuelle.

L’on ne sait qui du photographe ou du graphiste, nous devons féliciter en la personne de Steeve Dubois. Il nous offre le visage déterminé d’un Mauricien. Laissons à nos experts en communalisme, scientifique ou pas, le soin de déterminer sa race ou encore sa sous-caste. Contentons-nous de l’admirer, ainsi multiplié et émergeant ainsi de nos quatre couleurs nationales, qu’on pourrait presque prendre pour un beau morceau de paltot larkensiel. Cette réussite constitue une belle affiche, vantant notre unité nationale.

Gérard Foy récidive avec ses récupérations géniales de vieilles portes et de vieilles fenêtres, retrouvées dans le trésor de nos chantiers de bois de démolition. Un de nos plus beaux livres d’histoire. Son trait de génie est, cette fois-ci, de retenir, comme par enchantement, ses deux portes en déséquilibre, avec la seule dentelle de deux lambrequins complètement rouillés. Tout le reste est chef-d’œuvre.

Le sculpteur Devanand Bungshee nous invite à porter un regard attentif sur le mystère de tout être humain. Deux masses ovales, sinon ovoïdales, perchées au sommet d’une colonne vertébrale et l’on parvient à une résurrection de Modigliani, nous rappelant que toute réussite artistique est affaire de Transfiguration.

Dev Anand Chooramun vêt de riches oripeaux notre dodo national, également mais joliment transfiguré. Kishore Bodho s’inspire de l’ami Georges (Brassens), en faisant, de quelques pétales séchés de bougainvillea, un cotillon avec ondine faisant trempette, à moins qu’il ne s’agisse d’une nymphe sortant de l’onde.

Jean Yves L’Onflé donne de l’épaisseur à sa nature florale recréée sur toile, en la parsemant de minuscules points blancs. On songe à une plante de pied, emblématiquement réussie, en admirant la sculpture de Dhyaneshwar Dausoa. Des orteils apparents font figure de cierges adorateurs. Le titre We are one nous désoriente en direction des cinq doigts séparés d’une commune main, travaillant si bien à l’accomplissement de tant de chefs-d’œuvre quotidiens et dans tant de secteurs différents. Il y a du Michel-Ange des Esclaves enchaînés dans l’œuvre photographique ou presque de Rikesh Boodhun.

D’autres artistes occupent une place prééminente, au sein de ce 2e Salon d’été, même s’ils ont davantage cherché à se montrer dignes de la réputation qu’ils ont légitimement acquise, au fil des ans, au lieu de chercher à nous surprendre, à nous étonner, bref à nous éblouir davantage.


Promesses et couleurs nationales

C’est du moins ce qui ressort à coup sûr du sous-bois avec rivière de Belle-Isle, Trou-d’Eau-Douce, d’Yves David, de la Clarisse House pleine d’allant de Yeshan Gunnoo, des filaos dénudés de Calodyne essayant de nous protéger d’un ciel bleuté mais flamboyant d’une apocalyptique beauté de Véronique Le Clézio, d’un jardin des Pamplemousses recréé par le coloriste chazalien que demeure Saïd Aniff Hossanee, de l’icône slave des Salines de Tamarin de Jean Claude Baissac, ou encore des visages féminins afro-indiens de Nathalie Périchon

Les amateurs de Beaux Arts seront d’accord pour souligner toutes les promesses contenues dans le Canard sauvage sculpté sur bois de Nehrullah Gungah, dans la Femme porteuse de beauté d’Amrita Auckloo Dyalah, dans les Femmes au champ de Crèvecoeur de Kishan Jagunduth Beejadhur, dans la Rue Ricard, esthétiquement décomposée, de Jacques Désiré Wong So, ou encore dans le ratissage aux couleurs nationales mais finement dessiné de Geeta Mohit-Pusun. Tout cela fait du 2e Salon d’été de Thivynaidoo Pernumal Naiken, à Plaine-des-Papayes, un millésime inoubliable.

Yvan MARTIAL

Tuesday, April 17, 2007

Article publié par le journal L'express dimanche, le Dimanche 15 avril 2007 - No. 16124

Paysages travaillés, sublimés ou aide-mémoire visuel

Les amateurs de Beaux-Arts sont gâtés en ce moment. Geeta Mohit Pusun et ses Clins d’œil, Jacques Désiré Wong So et ses paysages rodriguais, Jacques Mazière et ses cultures ou encore Nathalie Périchon et ses Mille et une paillettes exposent dans différentes galeries de l’île. Un vrai régal pour les yeux.


















Ci-dessus deux œuvres de Ge
eta Mohit Pusun, exposées à la Maison de l’Alliance française, à Bell-Village.Ci-contre, une peinture de Désiré Wong So que vous pouvez admirer à la galerie Max-Boullé.

Une coïncidence purement temporelle offre présentement aux amateurs de Beaux-Arts trois expositions artistiques.
Il s’agit de Clins d’œil, exposition des œuvres principalement paysagistes de Geeta Mohit Pusun, jusqu’au dimanche 22 avril, à la Maison de l’Alliance française à Bell-Village, de celle de paysages rodriguais de Jacques Désiré Wong So, à la galerie Max Boullé, délogée au Foyer du théâtre municipal de Rose-Hill, et enfin de celle de Jacques Mazière à la galerie Malcolm de Chazal, Lakepoint, hôtel de ville de Curepipe. À cela s’ajoute l’exposition Mille et une paillettes de Nathalie Périchon, accessible aux amateurs de belle peinture décorative jusqu’à demain, à La Pointe Tamarin Art and Music Centre, avenue du Marché, Tamarin.

La Rivière-Noire est d’ailleurs omniprésente dans les clins d’œil de Geeta Mohit Pusun. Elle nourrit visiblement une affection particulière pour ce Morne qu’on dit totémique, la tourelle de Tamarin, les fours à chaux de cette localité. Une affection particulière que ses pinceaux ont d’ailleurs du mal à traduire et à exprimer, tant elle nous paraît confuse et tourbillonnante.

De la trentaine d’œuvres exposées, notre préférence va sans hésiter à deux toiles aux titres abstraits, voulant à la fois tout et rien signifier. Il s’agit de Sublimal I et II. Notre artiste y fait enfin preuve d’une économie de moyens et d’expression qui la rapproche d’autant du... sublime. Sur un fond à la fois neutre et magnifiant, un jade presque irisant, elle grave en quelque sorte un labyrinthe, fait des contours d’une multitude de poissons stylisés. L’ensemble forme un entrelacs aux effets les plus réussis.

Autant de détails que de paillettes


On aurait souhaité que ses autres œuvres manifestent la même retenue, tant au niveau des moyens d’expression que du désir fondamental de l’artiste à transcrire sur sa toile. La vie nous fait voir autant de détails que de paillettes dans les chefs-d’œuvre de Nathalie Périchon. L’artiste doit savoir choisir la plus belle pour nous la montrer dans toute sa splendeur, en la magnifiant même au besoin.

On peut également retenir, en faisant abstraction d’une certaine lourdeur empâtée, au niveau de l’expression, une tourelle de Tamarin, se mirant dans la rivière du même nom et que ceinture un pont blanc comptant parmi les plus réussis de l’île. L’ensemble de la toile hésite cependant entre une ombre de pourpre prometteuse et une zone ensoleillée trop vive pour ne pas plonger le contemplateur dans la plus grande des confusions.

Le Sauveur crucifié, non pas sur la Croix symbole de l’Arbre de la Vie mais à l’Église même (le bâtiment de Notre-Dame de l’Immaculée Conception en l’occurrence), dans sa double réalité hiérarchique et peuple de Dieu, retient l’attention en raison, non pas de ses qualités graphiques, mais bien de la valeur symbolique que cette œuvre dégage.

Doit donc nous interpeller ce Christ crucifié à son Église, tête et corps mystique, ce Christ cloué par une accaparation religieuse folklorique pour ne pas dire raciste, ce Christ paralysé car lié pieds et mains par des parasites religieux au point de ne plus pouvoir faire entendre son message évangélique à l’ensemble des nations représentées à Maurice, au point, et c’est là le plus grave, de ne plus pouvoir faire entendre aux générations montantes son appel au plus grand amour fraternel et à la plus grande perfection morale.

L’œuvre interpelle donc pour peu que les responsables acceptent avec l’humilité voulue de se mettre en examen de conscience. Ce rappel visuel du « Malheur à moi si je n’évangélise pas » paulinien, pour Rs 12 000, ce n’est pas cher donné, surtout s’il est capable de remettre perpétuellement en question nos fausses certitudes.

De ce Christ, que son Église crucifie lamentablement, il nous est bon de nous transporter à la contemplation de la Pieta de Luz de ce Mauricien de cœur qu’est Jacques Mazière. Ce Christ, tué de nouveau par les imperfections, dont nous recouvrons, jour après jour, son Évangile d’Amour et de Lumière, au point de le rendre méconnaissable, est au moment de plonger dans un tunnel de Lumière et d’aller siéger de nouveau à la droite de son Père, ce Christ repose une dernière fois sur les genoux de sa mère terrestre.

Cette préfiguration de l’Église, corps du Christ, contemple, avec une tendresse maternelle, ce Fils venu pour sauver notre monde qui ne le reconnaît guère au point de le clouer de nouveau sur la Croix de nos méchancetés quand il nous dérange trop. Avec une habileté, s’inspirant du meilleur Goya, Mazière joue habilement sur les ombres et la lumière pour faire de la galerie Malcolm de Chazal, par la grâce de sa Pieta de Luz, un véritable tabernacle artistique devant lequel nous n’avons qu’à plier les genoux.

De véritables paysages lunaires


Jacques Désiré Wong So étale également son Crucifié, en la personne d’une population rodriguaise, aussi exposée que le sol natal aux intempéries de toutes sortes, au point de sortir de ces tourments climatiques et événementiels comme de véritables paysages lunaires, ne recélant plus aucune vie possible.

Tout cela n’est pas toujours très réjouissant, ni adéquatement exprimé sur la toile, exception faite pour Jacques Mazière. Cela donne toutefois à réfléchir et surtout aide à éprouver nos fausses certitudes. Il en va certes d’abord de la responsabilité de nos grands dirigeants. Nous pouvons hâter leur éventuelle conversion, en commençant par opérer la nôtre. Et là, sûr de sûr, cela ne dépend que de nous et de notre capacité d’apprendre des signes des temps. En serons-nous seulement capables ?

Yvan MARTIAL

Friday, April 13, 2007

" L'art et la science vont de pair "


Article publié par le journal Le Mauricien - mercredi 11 Avril 2007

EXPOSITION A Rose-Hill jusqu'au 15 avril

Jacques Désiré Wong So : " L'art et la science vont de pair "

L'art et la science vont de pair, laisse entendre le jeune artiste rodriguais Jacques Désiré Wong So, qui présente sa première exposition en solo à Maurice. Ses œuvres peuvent être vues au foyer du théâtre de Rose-Hill, jusqu'au 15 avril. L'occasion également de découvrir la culture rodriguaise, dans le cadre de la semaine d'activités actuellement organisée.

" Ca marche de pair ! ", lance d'emblée Jacques Désiré Wong So, 27 ans, professeur d'art au Rodrigues College, lorsqu'on lui demande d'expliquer son choix de faire carrière dans l'art, alors qu'au secondaire, il avait également opté pour des matières scientifiques, la physique et les mathématiques. Très jeune, Jacques Désiré se passionne pour le dessin. Les dessins animés au début, ensuite les bandes dessinées (Le livre de la jungle, Astérix). " Je copiais les dessins. J'adore l'exagération ", dit-il. Au secondaire, arrivé en Form IV, il lui faut choisir les matières pour les examens de la Form V. " Je sentais que j'allais perdre quelque chose en moi si je n'optais pas pour l'art ; que je perdrais l'essentiel ", dit notre interlocuteur. L'art sera ainsi sa huitième matière pour ses examens de SC. " C'est un mode de vie ", poursuit-il, en se disant influencé par la vie de Léonard de Vinci, qu'il découvre lors de ses voyages à Maurice, par la lecture.

Après son Higher School Certificate, bien que conscient de la " marginalisation " qui guette de trop nombreux artistes, notre jeune interlocuteur décide de s'envoler pour Bordeaux, où il entame des études d'art. " Si l'on se sent parfois marginalisé parce qu'on est artiste, le plus important c'est d'être proche de ce qui est essentiel, de trouver son bonheur dans la simplicité du quotidien. On évolue trop avec le matériel - le portable dernier cri, la belle voiture - et on oublie l'essentiel ".

Entre le figuratif et l'abstrait, le jeune artiste se cherche. " Je ne dissocie pas l'abstrait du figuratif ". Une constante dans ses œuvres : des paysages de son île et des rochers. " Dans le figuratif, on représente ce qu'on connaît, et dans l'abstrait, on traduit ce qu'on éprouve. J'essaie de reproduire l'univers rodriguais tel que je le perçois et le ressens. D'une part, il y a beaucoup de rochers à Rodrigues et d'autre part, la représentation des rochers est aussi très symbolique : l'humain devient de plus en plus dur. Il devient pierre ". Au niveau des couleurs, on retrouve beaucoup d'orange dans ses toiles figuratives, et essentiellement du jaune, du bleu et du vert dans ses œuvres abstraites. " Cela traduit mon état du moment ", souligne-t-il, ajoutant que la prédominance de l'orange dans ses tableaux figuratifs provient aussi de la sécheresse qui touche Rodrigues. " Le manque d'eau est un obstacle majeur à l'industrialisation de l'île et à son développement ".

Tout en utilisant de l'acrylique sur support papier, canevas ou carton plaqué, le jeune artiste tente de retrouver l'effet du pastel. " C'est plus doux ".


Semaine rodriguaise


Parallèlement à l'exposition de Jacques Désiré Wong So, le foyer du théâtre du Plaza accueille pendant toute la semaine une exposition vente des produits rodriguais. Une initiative de l'Association des Amis de Rodrigues.

En outre, un conférence-débat sur le thème : L'avenir des jeunes professionnels dans le développement de Rodrigues est prévu pour ce samedi.

Les intervenants sont : Cader Kalla, historien bien au fait du développement de la société rodriguaise ; Claude Wong So, président de Airports of Rodrigues et ancien Island Commissionner ; Christian Flore, adjoint directeur de Shoprite ; Lovena St-Pierre, étudiante en 3e année de sociologie à l'Université de Maurice, et Jacques Désiré Wong So.

Pour clôturer la semaine, des artistes rodriguais vivant à Maurice proposent une animation musicale devant l'esplanade de la mairie de 14 heures à 17 heures ce dimanche. Ils sont : Marceline Prudence, Hardy Meunier, Marla Stone, le groupe Maurod, entre autres.

Monday, February 26, 2007

PEINTURE - Un trio prolifique

Article publié par le journal l'Express le Mercredi 18 janvier 2006.

PEINTURE Un trio prolifique

Les artistes peintres et leurs oeuvres.
Chacun son style mais chacun a su s’adapter afin que le produit fini donne l’impression d’avoir été fait par une seule main. Shedrick Sakoury, Jacques Désiré Wong So et David Félicité, trois artistes peintres partagent leur technique et leurs connaissances. Les deux premiers nommés sont enseignants au Rodrigues College alors que David travaille en solitaire pour faire des tableaux et des tatouages. Le trio a réalisé quelque 33 tableaux. D’ailleurs, le public a eu l’occasion d’admirer leurs œuvres lors d’une exposition, l’année dernière, à l’Alliance française de Port-Mathurin.

Un artiste peintre est par définition un égocentrique. C’est l’avis de David Félicité. Si tel est le cas comment ont-ils pu travailler ensemble? C’est pour ne pas rester cloisonné dans leur propre style qu’ils ont travaillé ensemble pour partager des idées.

Aussitôt que les artistes ont fait connaissance, ils se sont mis au travail. Il leur a fallu environ huit mois pour préparer l’exposition. Ils ont passé environ deux à trois heures quotidiennement ensemble. Et chaque artiste donnait libre cours à son imagination. Il n’était pas question de s’isoler dans ses habitudes.

L’acrylique est privilégié par le trio, mais il y a aussi des produits secondaires, dont le sable, pour donner une touche originale aux tableaux.

Scènes rodriguaises

De plus, ils ne se contentent pas d’un thème précis. Mais les artistes évoquent la réalité rodriguaise et des scènes de vie locale. Le soleil, la mer et aussi des pêcheurs sont croqués. Il y a également des sujets moins réjouissants : des mères célibataires, une triste réalité…

égocentrique, mais peut-être pas égoïsme. La preuve, ils initient des écoliers à la peinture lors des ateliers de travail.

Après cette première rencontre, les trois compères ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Ils prendront une pause pour … l’inspiration et pour continuer de travailler ensemble.

“Nous pensons à une exposition ailleurs”, disent-ils. Ils ne pensent pas seulement à Maurice. Ils veulent que les autres pays découvrent leurs talents. Le trio attend une proposition. Il se mettra alors au travail.