lundi, septembre 22, 2008

Identité par Jean Paul AGATHE

L’exposition de peinture de Jean Paul AGATHE qui a pour thème « Identité » est visible à l’antenne de l’alliance Française de Rodrigues du 19 septembre au 4 octobre 2008.

L’art de Jean Paul est en réelle progression auprès de sa première exposition solo datant de 2005. On observe une maturité pour les sujets choisis et un sens aigu pour la poésie, en occurrence pour le slam ; qui aurait pu imaginer faire un slam en guise de discours pour le vernissage ? Jean Paul l’a fait !

D’une palette sombre et inquiétante contrastant sur des couleurs vivent il nous introduit, ici, dans un jeu de mots (pensait t-il aux maux de la société local ?) et de représentations en peinture.

Ces associations de mots qu’on qualifiera plutôt de poèmes illustres les tableaux et vis versa. C’est une occasion de s’approprier de la vision de l’artiste pour découvrir son intimité et ses aspirations. On y découvre évidemment sa curiosité pour les choses de la vie locale typiquement Rodriguaise. L’exposition est divisée en deux parties : coucher de soleil et le regard des autres.

Jean Paul n’est pas un autodidacte. Il ne se déclare pas non plus peintre naïf pour attiser la pitié de la critique si critique il y en a. il est véritablement un artiste peintre plasticien en adéquation avec son temps car les thèmes choisis parle de Rodrigues et la conjoncture actuel. Les titres nous parlent : Bonne prise ; le moulin ; a l’aube ; la bêche ; sous les filaos ; Sega tambour ; la cabane du berger ; « dibois sec ». Mais Jean Paul parle aussi d’âme humaine : confusion ; sensualité ; être ou ne pas être ; bredouille ! Mais bon ! ; « baï looké » ; la soumission ; hypocrisie ou encore solitude.

Seul point noir, si on peut dire qu’il y en a un, c’est l’impression de ne pas avoir pu terminer certaines œuvres dont la trace laisser par les pinceaux reste encore légère. Mais pour un poète comme lui n’avons-nous pas la un chantier laisser volontairement inachevé pour que les spectateurs puissent avoir le choix de finir l’œuvre ?

En tout cas avec ses acryliques sur châssis on ressent l’aisance de l’artiste à déployer son « spleen » créatrice en donnant vie a ses personnages et paysages.


Jacques Désiré WONG SO

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jeudi, mai 08, 2008

MASA AWARD NIGHT



Article publié le Mercredi 7 mai 2008 dans le journal L'Express Rodrigues.
Une pluie de récompenses - Une première édition très réussie.

La première édition du Masa Award Night qui s’est déroulée dans le cadre enchanteur de l’hôtel Mourouk samedi dernier a connu un franc succès. Pour cette première édition 17 récompenses ont été décernées au cours de la soirée.


Le prix du Meilleur Auteur a été attribué à Bernardin Moutien. Doyal Edouard s’est octroyé le titre du Meilleur Compositeur. Le titre du Meilleur Espoir de la chanson rodriguaise est attribué à Rex Léopold. C’est Vallen Pierre-Louis qui a reçu le titre du Meilleur Editeur. Julie Collet a été récompensée pour sa contribution à la promotion du séga tambour. Le prix du conteur est allé à Rosange André. L’award pour le développement de la musique à Rodrigues a été attribué à Macdonald Farla.

Trois prix à titre posthume ont été décernés à Serge Roussety, Cindy Augustin et Pascal Salon. Tino Samoisy est sacré Meilleur Ségatier. Roy Spéville a été décoré pour sa contribution pour le développement de la musique dans l’hôtellerie.

L’artiste David Félicité a reçu un prix pour le promotion de la peinture rodriguaise. Le doyen de l’accordéon, Ton Douc, a été décoré. Jacques Edouard a été décoré pour sa contribution dans le domaine littéraire.

Le prix spécial du jury a été accordé à Jana Collet. Ben Gontran a été décoré pour sa contribution au folklore de l’île. Marlin Augustin a été nommé ambassadeur de la musique traditionnelle de Rodrigues. Le prix de l’Excellence a été accordé à Marie-Lourdes L’Eveillé.
Joyce JHABEEMISUR

Note:

Ce que cet article ne précise pas c’est qu’il faut être membre de la MASA pour bénéficier de ces titres, au cas contraire les autres artistes existants sont inexistants. Étrange système de motivation pour attirer des clients dans ce groupe.
Néanmoins c’est une initiative louable car la valorisation des artistes locaux en ce moment est assez maigre.


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Pour l’émancipation des Arts Plastiques à Rodrigues.

Artiste versus artiste.

Il y ceux qui savent et qui en disent trop pour soutirer les faveurs d’une institution. Il y a ceux qui ne savent rien et qui disent n’importe quoi. Il y a, enfin, ceux qui ne peuvent rien dire car ils ont peur. Ainsi les Arts Plastiques se sont tout simplement asphyxiés à Rodrigues par la crainte, la peur, l’arrogance et un manque d’humilité. Et pourtant depuis ses débuts, en 1993, à nos jours j’ai la certitude que les Arts Plastiques a sa place dans la société rodriguaise. Mais le statut des artistes plasticiens est actuellement flou. Il y a tiraillement que ce soit au niveau social, politique, spirituel et, le pire, entre les artistes eux-mêmes.

L’Histoire de l’Art regorge de ces gens courageux capables d’entretenir le changement culturel et cultuel. Il semblerait qu’à Rodrigues les choses se passent, comme d’habitude, autrement. L’artiste est tué symboliquement avant même de mourir physiquement. Je souhaiterais ici faire référence à un défunt ami, Pascal SALON, sculpteur, décédé en 2006. L’artiste plasticien est considéré comme un guignol ; un bénévole dont on use et abuse gracieusement et sans vergogne. Et on le lui remerciera ensuite des services rendu à la nation en lui souhaitant bon vent et qu’on espère qu’il vendra ses œuvres avec un sourire narquois. Il y a inévitablement de l’hypocrisie mélangée à de la malhonnêteté. Pourquoi est-ce arrivé ? Est-ce que c’est du laisser allez ou c’est une priorité politique ? Je souhaite mettre en garde les artistes en général sur ce problème qui est en train de se généraliser comme un cancer et qui rend la culture otage d’une bulle de conventions inventés par des personnes extérieur aux Arts au sens large : c'est-à-dire la peinture, la sculpture, le théatre, la musique, la dance entre autre. Cela aura pour conséquence une déformation exacerbée de l’univers déjà instable des Arts Plastiques. Il me semble qu’il y a toute une éducation à refaire à commencer par les artistes eux-mêmes. Il n’y a qu’une minorité qui bénéficie des avantages des institutions. Les autres sont voués à rester tapies dans l’ombre.

Je condamne donc les artistes qui font de la propagande et essayent de dénigrer une forme d’expression artistique par rapport à une autre. Il est évident qu’il y a obstruction à l’échange qui constitue le moteur d’un possible progrès de l’expression et la communication des Arts. Ceux enclins à découvrir la profondeur de son auto-création ne seront que répugnés et auront du dégoût pour une forme d’expression qui aurait pu leur ouvrir des portes plus nobles.

L’institutionnalisation de l’art.

Les artistes plasticiens sont familiers à la notion de « Réappropriation » qui consiste à prendre une œuvre existante et ensuite l’utiliser pour le remanier : le mettre au goût du jour. Certaines institutions culturelles de Rodrigues font de même actuellement. Toutefois, c’est « remanier » au profit de leurs propres intérêts. Cela a pour effet de mettre l’artiste plasticien en arrière plan et de le dénuder de toute appartenance des concepts de ses créations. Une illustration de ce fait est la réappropriation des manifestations artistiques et culturels pour appuyer des soit disant intérêts que ces institutions peuvent accorder aux Arts. Les mots prononcés le jour du lancement officiel sont éloquents mais évidemment manquent de sincérité. Des fois même, il manque tout simplement la présence des soit-disant invités d’honneur. Comment alors peut-on confier nos « enfants » (création) à des arnaqueurs d’intérêt et les laisser spolier nos âmes ?

L’art n’est pas un hasard. Il assume une fonction sociale pas assujettie à une fonction institutionnelle. Les récents événements prouvent l’inéluctabilité de cet assujettissement.

Nous ne pouvons pas ignorer l’aspect contemporain des Arts Plastiques. C’est un fait. Certains prétendront ignorer, pour masquer leurs manques de connaissances du « Fait Artistique ». Mais nous vivons ici et maintenant et pas à l’ère préhistorique.

Ma frustration est évidente. Pour que l’émancipation des Arts Plastiques à Rodrigues soit possible et pas juste qu’un rêve, je ne crois pas que ce soit l’affaire d’une seule personne, mais l’affaire de tout,…d’un peuple. En espérant que ces mots – ce cri de cœur – ne tombent pas dans les oreilles d’un, ou plutôt, devrais-je dire, des sourds ! Anne, ma muse, Anne, ne vois-tu rien venir ?

Jacques Désiré WONG SO

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Plaine-des-Papayes accueille le 2e Salon d’été


L'Express. Article publié le Dimanche 20 avril 2008.

Une soixante d’œuvres artistiques dûment sélectionnées attend les amateurs d’art à Plaine-des-Papayes, dans le cadre du deuxième Salon d’été. Un millésime inoubliable…

Diversité des différentes écoles et tendances artistiques imprègnent les oeuvres exposées jusqu’au 30 avril au complexe administratif de Plaine-des-Papayes.
Diversité des différentes écoles et tendances artistiques imprègnent les oeuvres exposées jusqu’au 30 avril au complexe administratif de Plaine-des-Papayes.
L’an passé, les responsables de la Galerie d’Art nationale (GAN), Thivynaidoo Pernumal Naiken en tête, donnaient rendez-vous aux amateurs des Beaux-Arts, à la nouvelle galerie municipale de Quatre-Bornes, pour son premier Salon d’été. Un an après, ils nous convient de nouveau, mais cette fois-ci à la Plaine-des-Papayes, après avoir obtenu, à cet effet, la précieuse collaboration du conseil des districts du Nord.

Le vernissage du 2e Salon d’été a eu lieu jeudi après-midi et depuis vendredi, les visiteurs défilent devant la soixante d’œuvres artistiques dûment sélectionnées. L’exposition restera ouverte jusqu’au mercredi 30 avril. Elle a lieu dans le nouveau complexe administratif de Plaine-des-Papayes.


Original et révolutionnaire

La tenue d’une telle exposition, au cœur de nos deux districts nordistes, fournit une occasion privilégiée, aux habitants des Pamplemousses et de Rivière-du-Rempart, de se familiariser avec une partie de ce que notre île Maurice peut produire en matière d’œuvres artistiques. La meilleure façon de féliciter la direction de la GAN, pour sa politique d’ouverture et de démocratisation de l’accès du plus grand nombre à nos potentialités esthétiques, est encore d’encourager le plus de monde possible à se rendre sur place et à prendre le temps d’admirer les œuvres exposées.

Comme son nom l’indique, ce Salon d’été regroupe une soixantaine d’œuvres d’autant d’artistes, dont principalement des peintres. Ils utilisent toutefois un vaste choix de techniques et de matériaux divers. C’est dire que d’une toile à l’autre, le visiteur bascule d’une conception esthétique à une autre. Le fruit du travail et des recherches esthétiques d’un nombre plus limité de sculpteurs, de photographes, de dessinateurs, de graphistes, de scénographes mêmes, serait-on tenté de souligner, ajoute encore à la diversité des différentes écoles et tendances artistiques présentes à cette exposition.

Devant un si vaste échantillon de ce nouvel état des lieux de l’expression artistique à Maurice, le critique d’art ne peut que se limiter à souligner ce qui lui apparaît comme le plus original et peut-être même le plus révolutionnaire dans les différentes démarches manifestées dans le cadre de ce 2e Salon d’été de la GAN. Manifestement, la palme de l’originalité revient au Trou d’Argent du Rodriguais James Castel. Il contraint le contemplateur de son œuvre à observer, vu du ciel, le Trou d’Argent de son île hors temps.


Une résurrection de Modigliani

Ce faisant, il excelle dans la confrontation de la force océanique, la houle océane, persistant, depuis des millénaires, à rogner son île en élargissant sans cesse le bassin nautique, gagné sur la falaise basaltique, ou encore sur le lit de sable d’or ou d’argent, ourlant la rive. Castel donne un nouveau dynamisme esthétique à cette confrontation naturelle. Les embruns, que celle-ci projette, sont faits de puissantes couleurs et nous en mettent plein la vue. Une réussite qui fait plaisir, car elle va au-delà de l’expression visuelle.

L’on ne sait qui du photographe ou du graphiste, nous devons féliciter en la personne de Steeve Dubois. Il nous offre le visage déterminé d’un Mauricien. Laissons à nos experts en communalisme, scientifique ou pas, le soin de déterminer sa race ou encore sa sous-caste. Contentons-nous de l’admirer, ainsi multiplié et émergeant ainsi de nos quatre couleurs nationales, qu’on pourrait presque prendre pour un beau morceau de paltot larkensiel. Cette réussite constitue une belle affiche, vantant notre unité nationale.

Gérard Foy récidive avec ses récupérations géniales de vieilles portes et de vieilles fenêtres, retrouvées dans le trésor de nos chantiers de bois de démolition. Un de nos plus beaux livres d’histoire. Son trait de génie est, cette fois-ci, de retenir, comme par enchantement, ses deux portes en déséquilibre, avec la seule dentelle de deux lambrequins complètement rouillés. Tout le reste est chef-d’œuvre.

Le sculpteur Devanand Bungshee nous invite à porter un regard attentif sur le mystère de tout être humain. Deux masses ovales, sinon ovoïdales, perchées au sommet d’une colonne vertébrale et l’on parvient à une résurrection de Modigliani, nous rappelant que toute réussite artistique est affaire de Transfiguration.

Dev Anand Chooramun vêt de riches oripeaux notre dodo national, également mais joliment transfiguré. Kishore Bodho s’inspire de l’ami Georges (Brassens), en faisant, de quelques pétales séchés de bougainvillea, un cotillon avec ondine faisant trempette, à moins qu’il ne s’agisse d’une nymphe sortant de l’onde.

Jean Yves L’Onflé donne de l’épaisseur à sa nature florale recréée sur toile, en la parsemant de minuscules points blancs. On songe à une plante de pied, emblématiquement réussie, en admirant la sculpture de Dhyaneshwar Dausoa. Des orteils apparents font figure de cierges adorateurs. Le titre We are one nous désoriente en direction des cinq doigts séparés d’une commune main, travaillant si bien à l’accomplissement de tant de chefs-d’œuvre quotidiens et dans tant de secteurs différents. Il y a du Michel-Ange des Esclaves enchaînés dans l’œuvre photographique ou presque de Rikesh Boodhun.

D’autres artistes occupent une place prééminente, au sein de ce 2e Salon d’été, même s’ils ont davantage cherché à se montrer dignes de la réputation qu’ils ont légitimement acquise, au fil des ans, au lieu de chercher à nous surprendre, à nous étonner, bref à nous éblouir davantage.


Promesses et couleurs nationales

C’est du moins ce qui ressort à coup sûr du sous-bois avec rivière de Belle-Isle, Trou-d’Eau-Douce, d’Yves David, de la Clarisse House pleine d’allant de Yeshan Gunnoo, des filaos dénudés de Calodyne essayant de nous protéger d’un ciel bleuté mais flamboyant d’une apocalyptique beauté de Véronique Le Clézio, d’un jardin des Pamplemousses recréé par le coloriste chazalien que demeure Saïd Aniff Hossanee, de l’icône slave des Salines de Tamarin de Jean Claude Baissac, ou encore des visages féminins afro-indiens de Nathalie Périchon

Les amateurs de Beaux Arts seront d’accord pour souligner toutes les promesses contenues dans le Canard sauvage sculpté sur bois de Nehrullah Gungah, dans la Femme porteuse de beauté d’Amrita Auckloo Dyalah, dans les Femmes au champ de Crèvecoeur de Kishan Jagunduth Beejadhur, dans la Rue Ricard, esthétiquement décomposée, de Jacques Désiré Wong So, ou encore dans le ratissage aux couleurs nationales mais finement dessiné de Geeta Mohit-Pusun. Tout cela fait du 2e Salon d’été de Thivynaidoo Pernumal Naiken, à Plaine-des-Papayes, un millésime inoubliable.

Yvan MARTIAL

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mardi, avril 17, 2007

Article publié par le journal L'express dimanche, le Dimanche 15 avril 2007 - No. 16124

Paysages travaillés, sublimés ou aide-mémoire visuel

Les amateurs de Beaux-Arts sont gâtés en ce moment. Geeta Mohit Pusun et ses Clins d’œil, Jacques Désiré Wong So et ses paysages rodriguais, Jacques Mazière et ses cultures ou encore Nathalie Périchon et ses Mille et une paillettes exposent dans différentes galeries de l’île. Un vrai régal pour les yeux.


















Ci-dessus deux œuvres de Ge
eta Mohit Pusun, exposées à la Maison de l’Alliance française, à Bell-Village.Ci-contre, une peinture de Désiré Wong So que vous pouvez admirer à la galerie Max-Boullé.

Une coïncidence purement temporelle offre présentement aux amateurs de Beaux-Arts trois expositions artistiques.
Il s’agit de Clins d’œil, exposition des œuvres principalement paysagistes de Geeta Mohit Pusun, jusqu’au dimanche 22 avril, à la Maison de l’Alliance française à Bell-Village, de celle de paysages rodriguais de Jacques Désiré Wong So, à la galerie Max Boullé, délogée au Foyer du théâtre municipal de Rose-Hill, et enfin de celle de Jacques Mazière à la galerie Malcolm de Chazal, Lakepoint, hôtel de ville de Curepipe. À cela s’ajoute l’exposition Mille et une paillettes de Nathalie Périchon, accessible aux amateurs de belle peinture décorative jusqu’à demain, à La Pointe Tamarin Art and Music Centre, avenue du Marché, Tamarin.

La Rivière-Noire est d’ailleurs omniprésente dans les clins d’œil de Geeta Mohit Pusun. Elle nourrit visiblement une affection particulière pour ce Morne qu’on dit totémique, la tourelle de Tamarin, les fours à chaux de cette localité. Une affection particulière que ses pinceaux ont d’ailleurs du mal à traduire et à exprimer, tant elle nous paraît confuse et tourbillonnante.

De la trentaine d’œuvres exposées, notre préférence va sans hésiter à deux toiles aux titres abstraits, voulant à la fois tout et rien signifier. Il s’agit de Sublimal I et II. Notre artiste y fait enfin preuve d’une économie de moyens et d’expression qui la rapproche d’autant du... sublime. Sur un fond à la fois neutre et magnifiant, un jade presque irisant, elle grave en quelque sorte un labyrinthe, fait des contours d’une multitude de poissons stylisés. L’ensemble forme un entrelacs aux effets les plus réussis.

Autant de détails que de paillettes


On aurait souhaité que ses autres œuvres manifestent la même retenue, tant au niveau des moyens d’expression que du désir fondamental de l’artiste à transcrire sur sa toile. La vie nous fait voir autant de détails que de paillettes dans les chefs-d’œuvre de Nathalie Périchon. L’artiste doit savoir choisir la plus belle pour nous la montrer dans toute sa splendeur, en la magnifiant même au besoin.

On peut également retenir, en faisant abstraction d’une certaine lourdeur empâtée, au niveau de l’expression, une tourelle de Tamarin, se mirant dans la rivière du même nom et que ceinture un pont blanc comptant parmi les plus réussis de l’île. L’ensemble de la toile hésite cependant entre une ombre de pourpre prometteuse et une zone ensoleillée trop vive pour ne pas plonger le contemplateur dans la plus grande des confusions.

Le Sauveur crucifié, non pas sur la Croix symbole de l’Arbre de la Vie mais à l’Église même (le bâtiment de Notre-Dame de l’Immaculée Conception en l’occurrence), dans sa double réalité hiérarchique et peuple de Dieu, retient l’attention en raison, non pas de ses qualités graphiques, mais bien de la valeur symbolique que cette œuvre dégage.

Doit donc nous interpeller ce Christ crucifié à son Église, tête et corps mystique, ce Christ cloué par une accaparation religieuse folklorique pour ne pas dire raciste, ce Christ paralysé car lié pieds et mains par des parasites religieux au point de ne plus pouvoir faire entendre son message évangélique à l’ensemble des nations représentées à Maurice, au point, et c’est là le plus grave, de ne plus pouvoir faire entendre aux générations montantes son appel au plus grand amour fraternel et à la plus grande perfection morale.

L’œuvre interpelle donc pour peu que les responsables acceptent avec l’humilité voulue de se mettre en examen de conscience. Ce rappel visuel du « Malheur à moi si je n’évangélise pas » paulinien, pour Rs 12 000, ce n’est pas cher donné, surtout s’il est capable de remettre perpétuellement en question nos fausses certitudes.

De ce Christ, que son Église crucifie lamentablement, il nous est bon de nous transporter à la contemplation de la Pieta de Luz de ce Mauricien de cœur qu’est Jacques Mazière. Ce Christ, tué de nouveau par les imperfections, dont nous recouvrons, jour après jour, son Évangile d’Amour et de Lumière, au point de le rendre méconnaissable, est au moment de plonger dans un tunnel de Lumière et d’aller siéger de nouveau à la droite de son Père, ce Christ repose une dernière fois sur les genoux de sa mère terrestre.

Cette préfiguration de l’Église, corps du Christ, contemple, avec une tendresse maternelle, ce Fils venu pour sauver notre monde qui ne le reconnaît guère au point de le clouer de nouveau sur la Croix de nos méchancetés quand il nous dérange trop. Avec une habileté, s’inspirant du meilleur Goya, Mazière joue habilement sur les ombres et la lumière pour faire de la galerie Malcolm de Chazal, par la grâce de sa Pieta de Luz, un véritable tabernacle artistique devant lequel nous n’avons qu’à plier les genoux.

De véritables paysages lunaires


Jacques Désiré Wong So étale également son Crucifié, en la personne d’une population rodriguaise, aussi exposée que le sol natal aux intempéries de toutes sortes, au point de sortir de ces tourments climatiques et événementiels comme de véritables paysages lunaires, ne recélant plus aucune vie possible.

Tout cela n’est pas toujours très réjouissant, ni adéquatement exprimé sur la toile, exception faite pour Jacques Mazière. Cela donne toutefois à réfléchir et surtout aide à éprouver nos fausses certitudes. Il en va certes d’abord de la responsabilité de nos grands dirigeants. Nous pouvons hâter leur éventuelle conversion, en commençant par opérer la nôtre. Et là, sûr de sûr, cela ne dépend que de nous et de notre capacité d’apprendre des signes des temps. En serons-nous seulement capables ?

Yvan MARTIAL

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vendredi, avril 13, 2007

" L'art et la science vont de pair "


Article publié par le journal Le Mauricien - mercredi 11 Avril 2007

EXPOSITION A Rose-Hill jusqu'au 15 avril

Jacques Désiré Wong So : " L'art et la science vont de pair "

L'art et la science vont de pair, laisse entendre le jeune artiste rodriguais Jacques Désiré Wong So, qui présente sa première exposition en solo à Maurice. Ses œuvres peuvent être vues au foyer du théâtre de Rose-Hill, jusqu'au 15 avril. L'occasion également de découvrir la culture rodriguaise, dans le cadre de la semaine d'activités actuellement organisée.

" Ca marche de pair ! ", lance d'emblée Jacques Désiré Wong So, 27 ans, professeur d'art au Rodrigues College, lorsqu'on lui demande d'expliquer son choix de faire carrière dans l'art, alors qu'au secondaire, il avait également opté pour des matières scientifiques, la physique et les mathématiques. Très jeune, Jacques Désiré se passionne pour le dessin. Les dessins animés au début, ensuite les bandes dessinées (Le livre de la jungle, Astérix). " Je copiais les dessins. J'adore l'exagération ", dit-il. Au secondaire, arrivé en Form IV, il lui faut choisir les matières pour les examens de la Form V. " Je sentais que j'allais perdre quelque chose en moi si je n'optais pas pour l'art ; que je perdrais l'essentiel ", dit notre interlocuteur. L'art sera ainsi sa huitième matière pour ses examens de SC. " C'est un mode de vie ", poursuit-il, en se disant influencé par la vie de Léonard de Vinci, qu'il découvre lors de ses voyages à Maurice, par la lecture.

Après son Higher School Certificate, bien que conscient de la " marginalisation " qui guette de trop nombreux artistes, notre jeune interlocuteur décide de s'envoler pour Bordeaux, où il entame des études d'art. " Si l'on se sent parfois marginalisé parce qu'on est artiste, le plus important c'est d'être proche de ce qui est essentiel, de trouver son bonheur dans la simplicité du quotidien. On évolue trop avec le matériel - le portable dernier cri, la belle voiture - et on oublie l'essentiel ".

Entre le figuratif et l'abstrait, le jeune artiste se cherche. " Je ne dissocie pas l'abstrait du figuratif ". Une constante dans ses œuvres : des paysages de son île et des rochers. " Dans le figuratif, on représente ce qu'on connaît, et dans l'abstrait, on traduit ce qu'on éprouve. J'essaie de reproduire l'univers rodriguais tel que je le perçois et le ressens. D'une part, il y a beaucoup de rochers à Rodrigues et d'autre part, la représentation des rochers est aussi très symbolique : l'humain devient de plus en plus dur. Il devient pierre ". Au niveau des couleurs, on retrouve beaucoup d'orange dans ses toiles figuratives, et essentiellement du jaune, du bleu et du vert dans ses œuvres abstraites. " Cela traduit mon état du moment ", souligne-t-il, ajoutant que la prédominance de l'orange dans ses tableaux figuratifs provient aussi de la sécheresse qui touche Rodrigues. " Le manque d'eau est un obstacle majeur à l'industrialisation de l'île et à son développement ".

Tout en utilisant de l'acrylique sur support papier, canevas ou carton plaqué, le jeune artiste tente de retrouver l'effet du pastel. " C'est plus doux ".


Semaine rodriguaise


Parallèlement à l'exposition de Jacques Désiré Wong So, le foyer du théâtre du Plaza accueille pendant toute la semaine une exposition vente des produits rodriguais. Une initiative de l'Association des Amis de Rodrigues.

En outre, un conférence-débat sur le thème : L'avenir des jeunes professionnels dans le développement de Rodrigues est prévu pour ce samedi.

Les intervenants sont : Cader Kalla, historien bien au fait du développement de la société rodriguaise ; Claude Wong So, président de Airports of Rodrigues et ancien Island Commissionner ; Christian Flore, adjoint directeur de Shoprite ; Lovena St-Pierre, étudiante en 3e année de sociologie à l'Université de Maurice, et Jacques Désiré Wong So.

Pour clôturer la semaine, des artistes rodriguais vivant à Maurice proposent une animation musicale devant l'esplanade de la mairie de 14 heures à 17 heures ce dimanche. Ils sont : Marceline Prudence, Hardy Meunier, Marla Stone, le groupe Maurod, entre autres.

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lundi, février 26, 2007

PEINTURE - Un trio prolifique

Article publié par le journal l'Express le Mercredi 18 janvier 2006.

PEINTURE Un trio prolifique

Les artistes peintres et leurs oeuvres.
Chacun son style mais chacun a su s’adapter afin que le produit fini donne l’impression d’avoir été fait par une seule main. Shedrick Sakoury, Jacques Désiré Wong So et David Félicité, trois artistes peintres partagent leur technique et leurs connaissances. Les deux premiers nommés sont enseignants au Rodrigues College alors que David travaille en solitaire pour faire des tableaux et des tatouages. Le trio a réalisé quelque 33 tableaux. D’ailleurs, le public a eu l’occasion d’admirer leurs œuvres lors d’une exposition, l’année dernière, à l’Alliance française de Port-Mathurin.

Un artiste peintre est par définition un égocentrique. C’est l’avis de David Félicité. Si tel est le cas comment ont-ils pu travailler ensemble? C’est pour ne pas rester cloisonné dans leur propre style qu’ils ont travaillé ensemble pour partager des idées.

Aussitôt que les artistes ont fait connaissance, ils se sont mis au travail. Il leur a fallu environ huit mois pour préparer l’exposition. Ils ont passé environ deux à trois heures quotidiennement ensemble. Et chaque artiste donnait libre cours à son imagination. Il n’était pas question de s’isoler dans ses habitudes.

L’acrylique est privilégié par le trio, mais il y a aussi des produits secondaires, dont le sable, pour donner une touche originale aux tableaux.

Scènes rodriguaises

De plus, ils ne se contentent pas d’un thème précis. Mais les artistes évoquent la réalité rodriguaise et des scènes de vie locale. Le soleil, la mer et aussi des pêcheurs sont croqués. Il y a également des sujets moins réjouissants : des mères célibataires, une triste réalité…

égocentrique, mais peut-être pas égoïsme. La preuve, ils initient des écoliers à la peinture lors des ateliers de travail.

Après cette première rencontre, les trois compères ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Ils prendront une pause pour … l’inspiration et pour continuer de travailler ensemble.

“Nous pensons à une exposition ailleurs”, disent-ils. Ils ne pensent pas seulement à Maurice. Ils veulent que les autres pays découvrent leurs talents. Le trio attend une proposition. Il se mettra alors au travail.

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Exposition de peinture - Nuances complémentaires

Article publié par le journal l'Express Rodrigues le Mercredi 19 octobre 2005.

EXPOSITION - Nuances complémentaires












Une peinture qui impressionne…

“L’essor d’un art émergent dépend essentiellement de ce qu’il a d’accrocheur voire de pertinent. Travailler à trois, à deux ou seul était pour nous, à chaque instant, une expérience unique, problématique, ambigue, destructive et constructive”. Ce sont les mots-clés du trio d’artistes-peintres : David Félicité, Shedrick Sakoury et Jacques Desiré Wong So.

C’est à l’antenne de l’Alliance française à Pointe-Canon qu’ils ont exposé leurs œuvres. L’atmosphère est plus que rayonnante à l’intérieur. L’accueil que réserve Aurélie Leconte, coordinatrice est irréprochable. Rien n’est laissé au hasard. Rien n’est calculé dans l’absolu non plus.

Le débat sur la finalité de l’œuvre est, avant tout, une affaire de goût, de subtilité et de recherche à travers les arts plastiques.

Les tableaux, 33 en tout, enserrés dans des cadres très colorés, prennent leur source dans la culture et le scènes de la vie quotidienne rodriguaise. On se perd facilement dans les différents environnements qui façonnent notre vision. “Les nuances proviennent donc de ce que nous pouvons apporter, partager, et de ce que nous pouvons construire dans l’espace d’un instant volé à l’autre”, nous raconte le trio. Le phénomène des filles-mères est le mieux représenté par une touche de chacun. Le séga tambour traditionnel parle de l’importance des vieux et de la tradition. De la sympathie sur la toile pour les disparus en mer. Le lever du soleil et le pêcheur qui s’en va en mer montre le commencement d’une journée traditionnelle à Rodrigues. Des titres, plus souvent en jeux de mots accompagnent les tableaux. On retrouve entre autres Tort Tue, Ene sele allée ou encore Sans Titre. Les prix varient de Rs 1 800 à Rs 12 000.

La complémentarité est avant tout affaire d’affinité et d’interaction. Elles ne passent pas inaperçues à travers les lignes, les formes et les couleurs. Le trio est satisfait du fruit de son travail qui a duré près de neuf mois. Ce sont aussi de Bons Samaritains. Des mini- ateliers sont organisés par à l’intention des petits écoliers et déjà l’école de Terre-Rouge a eu le privilège d’avoir son atelier. Une petite galerie d’art verra bientôt le jour à Eau-Claire avec la contribution du trio. On peut dire que tout va bien pour les trois amis artistes.

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Tableau présenté lors du Salon d'été


Voici le tableau qui a été présenté lors du Salon d'été qui se tien actuellement a l'ile Maurice.
Cette activité est ouvert au publique depuis le 22 février et elle fermera ces portes le 6 mars 2007.

Titre : Chaque cabris connait sa montagne


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Exposition de peinture : l'artiste, l'oeuvre et son espace

L’artiste, l’œuvre et son espace : « Du pays au paysage comment se construire une identite. »

Site Web de l'expostion
http://jaaxprimat.free.fr/

Exposition solo à l'alliance française de Rodrigues, du 17 au 31janvier 2007.

Les divers paysages du littoral de Rodrigues sont la matière de base pour mes réflexions afin, dans un premier temps, de déterminer comment mes penchants graphiques et esthétiques se sont révélés et définit.

« Cette recherche / exposition / analyse vise à définir l’identité graphique qui correspond à ma pratique ».

Problématique

Est-ce que les paysages qui m’ont entouré depuis mon enfance ont influé sur ma perception des choses, ma personnalité, mon identité ?
Le paysage ou le pays ont-ils une incidence sur ma perception dans la façon dont je les décris en peinture et en dessin?
Quelle est l’importance de l’espace dans mes travaux ?

L’île Rodrigues est vraiment magnifique et “sauvage”. La nature s‘exprime avec beaucoup de liberté. Mais elle est aussi un lieu de désolation extrême. Quand ce n’est pas le cyclone qui la ravage c’est la sécheresse qui la domine. Par conséquence ces deux facteurs ont donné à la surface de l’île un aspect et des reliefs bien particuliers.
Les paysages de l’ouest de l’île m’ont le plus marqué et cela depuis que je suis un jeune garçon. Les prairies, les arbres, les collines et surtout les montagnes ont été pour moi les champs de beaucoup d’interrogations sur la nature et sur moi-même.

Les champs d’investigations néanmoins ne resteront figés que dans la partie ouest. D’autres régions aurons une considération sélective de part les objectifs que je me fixerais.
Les modes d’acquisition des images des lieux sont multiples :
Croquis, photographies et voir même simple observation, car Jean Dominique INGRES nous l’enseigne :
«Il faut toujours dessiner, dessiner des yeux quand on ne peut pas dessiner avec le crayon.»

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Premier Salon d'été du National Art Gallery (NAG)

Article publié par le journal WEEK-END - m a g a z i n e - dimanche 25 février 2007

Premier Salon d'été du NAG - Nirmal Hurry censuré

Le premier Salon d'été organisé par le National Art Gallery est marqué par le refus des organisateurs d'exposer une œuvre du plasticien Nirmal Hurry. Si l'artiste qualifie ce refus de censure, Thivynaidoo Naiken, le directeur du NAG, parle, lui, de non-respect des conditions pour justifier la non-participation.

Comme une soixantaine d'artistes mauriciens, Nirmal Hurry a reçu une invitation pour participer au premier Salon d'été du NAG, qui devait inaugurer la nouvelle galerie de Quatre-Bornes. Après avoir envoyé son œuvre, l'artiste reçoit un appel du NAG lui informant qu'elle n'a pas été acceptée parce que ne respectant pas les conditions de participation. L'artiste affirme pour sa part qu'il a respecté toutes les conditions de participation concernant la dimension et le volume des œuvres.

Interrogé sur ce point, mercredi, le directeur de la National Art Gallery, Thivynaidoo Perymal Naiken, déclare que Nirmal Hurry n'a pas été censuré mais qu'il n'a pas respecté les conditions de participation… pour le catalogue de l'exposition. L'artiste aurait insisté pour que le texte accompagnant son œuvre soit publié alors que les organisateurs n'ont prévu que cinq lignes par exposant.

Mais il semblerait qu'en fait, c'est le texte qui accompagne l'œuvre de Nirmal Hurry qui pose problème. Fidèle à une réflexion artistique enclenchée en 1999, ce plasticien propose à chaque exposition une installation symbolique expliquée par un texte en forme de poème en créole. Ceux qui suivent de près l'actualité artistique soulignent que le texte explicatif de l'installation évoque, avec humour, les péripéties qui ont marqué le difficile accouchement d'une galerie d'art.

Le directeur du NAG aurait-il: pris l'œuvre de Hurry, plus particulièrement son texte explicatif, pour une critique de sa direction et activité la guillotine ?

Le texte de la discorde

Monnoir qui faire to dans noir ?
Dans noir couma to pou trouve mo jar ?
Peinture péna l'avenir
Skilpture ine vine ene martir
Gravire so lizour mari noir.
Laisse moi raconte ene ti zistoire.
Avant ki li asoir
Pou pas perdi l'espoir
Mone senti grandi depuis 68
Ti dire moi No 18 fer moi vine adilt
Mo rever ena piti
Enefois li ti ène zoli ti tifi
Ti pou appele li Galerie
Fine perdi li akoz l'anemie
Enefois li ti ene bon zenfant
Ti pou mette so nom Permanent
Fine perdi li akoz sanz decision tous les 5 ans.
Ene lot fois li ti bien galliard
Ti appele li L'Art
Sennlàla mo fine perdi li dans ène bagar
Mo ti reve aussi ène ti garcon
Fine pense so nom Exposition
Perdi li acause ti èna tension
Ene fois neque ti pe gagne nausée
A fine choisir so nom Musée
Senelala aussi fine dan bezé
Ene fois fine concevoir dans pression communal
Fine appele li Triennial
Fine perdi li dans rode la salle dans l'hopital
Ene fois ti jumeau, jumelle
Ti pou appele zote Biennale
Fine perdi zote a koz fine mal coupe cordon orbical
Ene lot fois ti gagne beaucoup douleur le rein
Ti appele li Contenporain
Fine perdi li lors tate terrain
Ene fois ti bien faire du mal
So nom fine gardé comme Nationale
Line perdi dans ene zaffaire banale
Enfois ti aussi pense pou faire cesarienne
Ti pou appele li Modèrne
Mone perdi li acause mot ti trop jeune.
Apres 2 ans
L'été 2007, ventre la ti bien bien ron
Mone pense nom Salon
Quatre Borne place pou accouchement
20 Fevrier 2007 nomination
Mone pense mo l'emblème l'Installation
Mo peur bastion pas trop bon
Acôte mo capave pas tire caution
Encore combien perdi mo pou perdi
Mo pé perdi mo kiltir
Mo pé perdi mo natir
Mo pé perdi mo la mer
Mo pé perdi mo la ter
Tou pé perdi, mo bien peur
… dans la ville des fleurs.

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CONCOURS DE LOGOS


Article publié par le journal L'Express - Rodrigues le Mercredi 21 février 2007.

CONCOURS DE LOGOS

Jacques Desiré Wong So remporte le premier prix.

ARDETI a attribué le premier prix de son concours de logos à Jacques Désiré Wong So. Il a dessiné un cocotier, dont le tronc est aux couleurs du drapeau mauricien, et une ourite.

Enseignant au Rodrigues College, Jacques Desiré WONG SO est un habitué des concours, mais c’est la première fois qu’il enlève le premier prix. “Avec ce dessin, j’ai voulu dépeindre une scène de la vie sur le littoral”, explique le jeune homme.

Jacques Désiré n’est pas du tout un amateur dans ce domaine. Il détient en effet un diplôme en arts plastiques. Il vient d’exposer ses tableaux à l’Alliance française du 12 au 31 janvier sous le thème de L’artiste, l’œuvre et l’espace.

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Le « 1st Salon d’Été » des artistes à Quatre Bornes

Article publié par le journal L'Express : Dimanche 25 février 2007

Le vernissage du « 1st Salon d’Été » a eu lieu le 21 février à la SSR Art Gallery de la municipalité de Quatre-Bornes. Quelque 60 artistes participent à cette exposition qui se tiendra jusqu’au 6 mars. S’y rendre, c’est aller à la découverte d’artistes locaux talentueux.

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lundi, mai 29, 2006

Exposition de peinture : Couleur de mai 2006



L’exposition annuelle de l’Association des Artistes de Rodrigues, couleur de mai, qui c’est tenu du 22 au 27 mai 2006 sous la véranda de l’administration central a été l’occasion pour les artistes de l’île de se rencontrer autour d’une exposition.

Les participants sont :

Jean Paul AGATHE
Fleurinot JOLICOEUR
Jacques Desiré WONG SO
Dr Indra CHUNNOO
Roshni GOONRAG
David FELICITE
Stevenson CLAIR
Nadine MONTILLE
Fabrice POLIMON
Christophe MEUNIER
M. LEGENTIL
Pascal SALON
James CASTEL

L’exposition en elle-même.

L’exposition a été dédiée à Pascal SALON, mort récemment. Ce geste très diplomate ne manqua pas de souligner la solidarité des artistes pour une cause juste.

Il n’a pas eu de vernissage faute de manque d’organisation et de temps.
Manque réel d’organisation voilà ce qui était visible lors de cette exposition. Faute de quoi rien ou presque des œuvres misent en vente a été achetés. Ce genre d’erreur fatal d’amateurisme dénigre de ce faite les exposants eux même.
Les panneaux d’accrochage étaient sales. Il n’y avait pas de nom, sauf une, qui accompagnait les travaux. L’organisation des panneaux sous la véranda était un hexagone fermé sur elle-même. Tout cela montre le manque de professionnalise et de sérieux a vraiment faire un projet d’exposition digne de ce nom en commun, pour cette année.
Pourtant l’année dernière les choses n’étaient pas ainsi. L’association avait pu trouvé un sponsor, la commission des arts et de la culture, et un chapiteau suffisamment grand pour accueillir une soixantaine d’œuvre.

On constate un recyclage des œuvres. Le recyclage en question n’est rien d’autre que la réutilisation des anciens travaux. Cela relève d’un manque de volonté et de paresse à créer.

Le niveau graphique des travaux exposé relève de l’amateur pour beaucoup. Pourtant il y a bon nombres des participants qui on déjà exposé en groupe ou en en solo.
Il n’y a pas vraiment de partie prit graphique. La plupart des peintres peinent pour peindre. Il n’y a vraisemblablement pas de démarche ni de recherche dans les coloris ni la composition. La peinture est bien souvent utilisé pure sur le support sans mélange préalable.
Oui les fauves et les naïfs ont existés et existent encore dans le circuit. Mais ils ont leur mode de fonctionnement propre à eux et bien définit. Ici l’utilisation de ces notions est bien flou et pas encore bien comprit.
Il me semble que le manque de connaissance à ce sujet nuis au bon fonctionne de la pensée de certain artistes à faire un travail original et personnel.

Notons toutefois les paysages de Fabrice POLIMON et le grand format de M. LEGENTIL qui n’a pas laissés les visiteurs indifférents. Par leur partie prit esthétique la figuration et le cubisme, respectivement, c’est deux jeune homme, encore étudiants, on su donné a leur œuvre de la vigueur et un ère de nouveauté.
Il y a eu des innovations en terme de dispositif notamment avec David FELICITE et James CASTEL. David a disposé ses tableaux en diagonal et James a signé son travail d’une façon très ingénieux dernière une charnière cloué sur du contreplaqué qui lui servait de support.
Notons aussi la participation spontanée de Roshni GOONRAG qui a aussi participé au 25ème salon de mai, à Maurice.

Beaucoup reste à faire au niveau de la compréhension de l’univers/histoire de l’art pour les artistes eux même. Car les erreurs du passé, ici comme ailleurs, ne fait que refaire surface que trop souvent.

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mercredi, mai 17, 2006

Personne n’est prophète dans son pays.

Ainsi Pascal nous a quitté en laissant derrière lui une vie d’artiste bien tourmenté.

Qui l’aurait cru. A peine sa carrière propulsé par une exposition à L’alliance française en avril 2006, qu’il n’a même pas eu le temps de savourer cet instant de plénitude qu’il nous quitte déjà.

Pascal était avant tout un visionnaire dans la sculpture. Il avait comprit l’utilité de l’objet et de ces multiples fonctions dans le quotidien des gens. Son terrain de « jeu » : le papier mâché.

Il avait réussi a perfectionner sont art a un degré de création (et non pas de production comme le stipulerait certain) très avancée.

Son ambition de venir en aide aux personnes autrement capable inspirait plus d’un donc moi-même.

Les yeux des autres ; voilà la faute. Si les yeux sont la fenêtre de l’âme alors je juge que l’âme de certain sont impitoyable et affreux.

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DÉCÈS DE PASCAL SALON












Article publié par le journal L’express Rodrigues,le Mercredi 17 mai 2006.

Enquête judiciaire probable

Tout Rodrigues pleure Pascal Salon, sculpteur hors pair, décédé à l’âge de 27 ans. Les circonstances de sa mort à l’hôpital de Crève-Cœur dans la soirée de jeudi demeurent encore inexpliquées. Ses parents ont fait appel au Dr Amacharya Gajullu, ancien médecin légiste exerçant dans le privé, pour pratiquer une contre-autopsie. Il a prélevé des échantillons sur le cadavre aux fins d’analyse. Les résultats seront communiqués aux parents dans une semaine. C’est la première fois aussi qu’une famille de Rodrigues a recours à un tel service.

Le Dr Satish Boolell, Chief medical officer, qui a pratiqué l’autopsie samedi, a attribué la cause du décès à un œdème cérébral et pulmonaire. Il fera lui aussi analyser des échantillons de sang avant de soumettre son rapport officiel.

Les parents n’ont pas encore déposé de plainte au ministère de la Santé ou à la police. Mais, étant donné qu’ils soupçonnent un cas de négligence médical, l’affaire fera probablement l’objet d’une enquête judiciaire au cours de laquelle des membres du personnel paramédical et médical et les parents seront appelés à donner leur version devant un magistrat.

L’artiste souffrait de dépression nerveuse et suivait même un traitement à l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard à Maurice. Selon des amis et à partir des renseignements glanés dans son entourage, il montrait des signes d’agressivité mardi dernier. Il avait été admis à l’hôpital dans la matinée, soit le même jour où il aurait dû prendre l’avion pour Maurice en vue de son traitement.

Surdosage d’anti-dépresseurs ?

Son état ne permettait pas un tel déplacement. “Il était à bout de nerfs et des fois il ne dormait pas pendant cinq jours. Mais il n’y avait pas de siège rabattable pour le transporter en position allongée à bord de l’ATR”, explique sa maman, Brigitte, une ancienne infirmière à l’hôpital. Celle-ci, qui connaît les rouages du milieu hospitalier, soupçonne qu’il y a eu surdosage d’anti-dépresseurs (normalement du valium ou des équivalents) ou un mismanagement du cas.

Le père du sculpteur, Darsili, cadre à la Barclays Bank de Rodrigues, arrive difficilement à expliquer cette disparition et laisse plutôt le soin à son épouse de parler des “zones d’ombre” entourant la mort de leur fils. “A ce stade, je ne peux me prononcer sur les causes exactes de sa mort. Le certificat de décès fait état d’un œdème cérébral et pulmonaire, mais nous attendrons le rapport du Dr Gajullu avant d’entreprendre toute action”, confie Darsili, écrasé de douleur, à son retour chez lui, à Mont-Lubin, après les funérailles de Pascal, samedi. Le sculpteur était apprécié de tous et un grand nombre de parents et d’amis ont tenu à lui rendre un dernier hommage.

Brigitte est déterminée plus que jamais à faire la lumière sur la mort de son fils. “Je ne comprends pas comment le médecin traitant disait qu’il récupérait à 90 % à 14 heures et qu’à 20 h 30 on m’annonçait sa mort. J’ai aussi appelé à 18 h 25 et on me disait qu’il était dans un profond sommeil et que son état s’améliorait”, dit-elle.

Une dernière exposition en avril

Interrogé, le Dr Shivalingum Ramen, directeur de la Santé à Rodrigues, confirme qu’une enquête interne est en cours à l’hôpital de Crève-Cœur du fait qu’il y a eu contre-autopsie. “Nous attendons le rapport officiel du Chief medical officer avant de nous prononcer. Mais selon le médecin traitant, on lui a administré la dose normale et beaucoup moins que ce qu’on lui administrait pour son traitement dans le passé. On avait décidé de l’envoyer à Maurice, mais il était devenu trop violent pour pouvoir voyager en avion”, explique le Dr Ramen.

La maman a aussi fait sa petite enquête en milieu hospitalier. Selon elle, le dossier de son fils était introuvable alors qu’il suivait un traitement à l’hôpital Brown-Séquard depuis deux ans, on ne l’aurait pas intubé et son corps aurait été envoyé à la morgue avant l’arrivée des policiers à 22 heures.

Pascal était l’aîné d’une famille de six enfants et a aussi une sœur adoptive. Depuis l’âge de 17 ans, il s’est spécialisé dans la sculpture en papier mâché. Ses œuvres, installées à côté de son corps, inerte, dans le salon de la maison, ont été réalisées avec beaucoup de talent et de finesse. Peintes de couleur or, elles ressemblent au bronze au point de s’y méprendre.

L’artiste aimait sculpter des silhouettes féminines et des scènes de la vie à Rodrigues, dont des coupeurs de corail et des pêcheurs. L’express Rodrigues du mercredi 26 avril lui avait consacré un portrait sous le titre de Il se bat pour son art. Il évoquait, dans l’article, les difficultés auxquelles ont à faire face tout artiste qui n’est pas membre d’une association ou proche des politiciens. Il a dû “aller de boutique en boutique” pour distribuer les brochures de son exposition à l’Alliance française.

Rien ne prévoyait une fin si brusque. Du 12 au 27 avril, il avait pu exposer ses œuvres à l’antenne de l’Alliance française, à Port-Mathurin et avait animé un atelier de travail sur le papier mâché. Il a consacré deux mois de travail à cette expo. Sa maman nous confiait aussi qu’il voulait se lancer également dans un projet de recyclage du papier, dont la fabrication de bacs à riz et autres denrées, en papier mâché.

Le sculpteur s’en est allé, mais il a laissé une empreinte indélébile. Sur le comptoir du restaurant Le Capitaine, à Port-Mathurin, une sculpture en papier mâché nommé La Serveuse témoigne de son passage.

Anil RAMESSUR

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mardi, mai 09, 2006

Il se bat pour son art - Pascal Salon


Article publié par le journal L’express Rodrigues,le Mercredi 26 avril 2006.

PASCAL SALON, SCULPTEUR

Il se bat pour son art

La sculpture, une nouvelle étape dans la vie de l’artiste.

C’est une première dans la carrière de Pascal Salon, sculpteur de Mont-Lubin. Le public découvre en ce moment ses œuvres exposées au siège de l’Alliance française à Pointe-Vénus. Comme pratiquement tous les artistes, Pascal a forgé sa propre personnalité.

Les gestes prouvent que la sculpture est plus qu’une passion pour lui. Il travaille principalement avec du papier mâché. Des scènes de la vie locale. Ou encore des métiers typiquement rodriguais. L’on y trouve des coupeurs de corail, des pêcheurs ou encore un passant. Il rend également hommage à la femme. L’artiste se laisse envoûter par les courbes féminines. “J’aime bien admirer, avec l’œil de l’artiste, les courbes des femmes. Ce sont ces petits détails qui me donnent de l’inspiration.”

La présence féminine est importante dans l’œuvre d’un artiste. C’est son constat. Pour ce qui de personnages rodriguais, il veut, à sa façon, rendre hommage aux métiers qui sont en voie de disparition. Pascal travaille uniquement avec du papier mâché. Il mélange des produits chimiques pour que l’œuvre ne soit pas affectée par des acariens ou d’autres insectes. Le tout est couvert d’une couche de peinture argentée ou dorée. Mais il a ses secrets, qu’il ne dévoilera pas. Les produits finis laissent pantois. Un œil non averti pourrait croire que c’est du bronze.

Un artiste doit gagner sa vie, même s’il est difficile de vivre de l’art à Rodrigues. Quelques-unes de ses sculptures ont déjà été vendues à des touristes ou aux commerçants du coin. Mais il a vraiment galéré avant de pouvoir préparer son exposition. Il a découvert que les portes sont fermées si un artiste n’est pas membre d’une association ou s’il n’est pas proche des politiciens. “Tout est politisé. Je ne suis pas d’accord pour politiser l’art. Un artiste doit être libre dans ses pensées comme dans ses actions.”

Il est allé de boutique en boutique pour distribuer les brochures de son exposition. Quelques jours plus tard, il a eu des maux de tête. Mais il l’a fait pour sa passion et son art.

Il a découvert la sculpture avec du papier mâché alors qu’il était à l’école primaire. Il continuera dans la même voie au collège John Kennedy à Maurice. Pascal développe alors son propre style et se perfectionne peu à peu.

Le sculpteur a pris deux mois pour préparer son exposition. Pour lui, c’est une revanche sur la vie, qui ne l’a jamais gâté. Il était un étudiant plein de rêves dans un des plus grands collèges de Maurice. Mais sa vie a basculé alors qu’il se faisait enregistrer pour les examens du school certificate. Il s’est rendu compte que, légalement, il n’existait pas. Alors, comment avait-il pu prendre part aux examens de fin du cycle primaire ? C’est tout son monde qui s’écroulait. Il a dû arrêter l’école pour entamer des démarches afin d’avoir une identité. Il ne chercha pas à savoir qui avait fauté. L’important, c’était d’avoir une identité.

Cet événement l’a marqué. Mais alors que tous ses rêves s’étaient volatilisés, il lui est resté la sculpture. C’est, quelque part, son identité. Il fera découvrir aux autres de quoi il est capable. Il veut aussi faire découvrir son talent aux Mauriciens. Cette exposition est pour lui une victoire et une nouvelle étape dans sa vie.

Patrick ST PIERRE

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vendredi, décembre 09, 2005

Le produit de l’atelier

jeudi, décembre 08, 2005

Atelier de sculpture

Atelier

mardi, décembre 06, 2005

2eme jour d'atelier de scultpture

Hier c’était l’ouverture officielle, par quelques commissaires de l’île, de l’atelier de sculpture et de photographie animé par Jack BENG THI et Myriam MIHINDOU respectivement.

Ces activités sont issues du Festival Kréol qui a lieu actuellement dans l’île. Le festival a débuté le dimanche 4 décembre et qui se terminera le dimanche 11 décembre 2005.

La commission en créant cet atelier va avoir une œuvre d’art complet gratuitement fait par des artistes plasticiens bénévolent.

Pour aujourd’hui il y a eu un atelier à Port Mathurin. Cet exercice consistait à faire des croquis préparatoires pour la sculpture/installation.

Demain nous allons chercher les blocs de sable compacter - bloc de corail.

mercredi, décembre 07, 2005

3eme jour

Le tombeau de Marragon, qui se trouve à L’Union, se veut être le premier endroit où des personnes se sont installées pour la première fois à Rodrigues.

Par contre, ce qu’on est en train de faire ce n’est pas pour Marragon. Mais c’est pour ses esclaves qui ont été enterré autour du maître. En fin de compte hier quand nous étions en train de mesurer les 10 m2 de terre pour préparer l’espace pour l’installation/sculpture nous pouvions avoir très bien pu marcher sur l’emplacement de ses hommes et femmes morts.

Le concept

Le concept, en lui-même, consiste à ériger un monument à l’attention des esclaves venu principalement de Mozambique et de madagascar. L’idée, puisqu’on ne connaît pas du tout leur nom, était d’utiliser un « signe » (trace sur les coraux) bleue qui les distinguait à l’époque des autres personnes (blanc).
Un pot mi temps sera ériger au centre de l’installation.

A priori pendant la période de l’esclavage les esclaves étaient habillés en bleue. Alors BENG THI a pensé à utiliser les mêmes codes pour les distinguer.

L’atelier a pour thème « Travaux de Mémoire ». Donc par conséquent la mémoire des esclaves. On connaît pas grand choses des ces personnes directement hormis ce que Marragon lui-même a pu dire d’eux dans ses lettres administrative de l’époque ; maintenant archivé.

jeudi, décembre 08, 2005

Quatrième jour d’atelier.

Après avoir légèrement griffé les coraux et sculpté nous avons ensuite cimenté « les traces de griffures». Demain nous allons mettre de la couleur, bleue, sur le ciment, une fois qu’il est sec.

L’idée d’utiliser le bleue ici est symbolique. Le bleue était pour les maîtres une façon de différencier les esclaves des autres personnes.

Nous avons aussi délimité la zone de l’installation avec des pierres et arracher les mauvaises herbes.

Aujourd’hui donc il était question de faire le gros pour préciser sur les détails demain. En fin de compte le projet sera rendu à temps. Je suis satisfait de ce qui a été fait jusque là.

Je ne sais pas vraiment comment ils sont en train de vivre ça les autres mais pour moi c’est très symbolique et déterminant pour l’histoire de Rodrigues.

vendredi, décembre 09, 2005

Fin de l’atelier.

Nous avons mit en place les coraux peint en bleue. et on a ensuite mit, avec l’aider d’un pinceau des « traces » bleue.

Ça y est ! Le premier monument/signe pour les esclaves, sur le sol Rodriguais, est enfin installé.

Je crois que je dois vous présenté au moins les gens qui étaient présent lors de cette atelier.

Jean Noel ELYSSE, Pascal SALON, Stevenson CLAIR, Judex LALANNE, Jean Louis POLIMON, Christophe MEUNIER, Jacques Desiré WONG SO et Jack BENG THI, l’artiste plasticien qui vient de l’île de la Réunion.

Bien avant midi on a commencé, BENG THI et moi et avec l’aide des autres, à faire un texte accompagnateur pour l’installation afin d’expliquer aux éminents invité de demain le projet en lui même.

Demain vers 13 :00, il y aura la clôture de l’atelier par les commissaires.

Après autant de temps passé a l’Union, l’endroit où l’installation se trouve, j’ai plus vraiment envie de nommé les esclaves « esclave ». C’est vrai que nous n’avons pas eu leur noms d’où l’idée d’utiliser le « tracé » bleue. J’ai envie de dire plutôt que c’est des gens venu d’Afrique, de Madagascar et du Mozambique. J’ai envie de dire que c’est des gens qu’on a déplacé (pas des déracinés : car Rodrigues ; si on regard la conjoncture actuel ; forme partie de l’Afrique) de force de leur terre natal. Je les connais un peut mieux maintenant. Mais en même temps il y a une barrière qui nous séparer : l’échange à travers un dialogue.

Est-ce que je pourrais faire parler les morts ?

C’est tentant de penser comme ça mais c’est tout bonnement impossible d’un mon point de vue. Les archéologues, oui, certainement, mais pas moi. Mais maintenant que j’ai conscience de cet mémoire collective que nous, les artistes plasticiens, avons créer nous pouvons faire valoir cet acquis. C’est déjà bien. C’est un pas en avant vers l’acquisition d’une forme d’identité culturel, historique et au niveau du patrimoine culturel.

La plasticité de l’œuvre.

D’un point de vue plastique on aura pu faire mieux. Faute de temps nous avons du finir le projet en accélérer. La disposition dans l’espace des morceaux de corail est aléatoire. Encore une fois on a voulu reprendre l’idée que les esclaves étaient enterrés autour du Maître sans ordre précise. L’espace aurait peut être pu être mieux exploiter avec des vrai jeu d’ombre et de lumière car l’installation est en plein jour.

Les « tracés » dans le corail marche assez bien. Toutefois je crois que si on avait bien pu infuser aux autres (artiste qui ont participé) la simplicité des signes alors peut être que certain n’auraient pas divergé vers des signes évidente (comme les oiseaux, des flèches) ; et donc rester dans l’abstraction pour cette installation.

Travailler a plusieurs nécessite une organisation très stricte afin de ne pas divergé vers l’individualisme trop vite et trop fortement.

Cette œuvre collective est réussie d’un point de vue esthétique. Les formants plastiques de l’œuvre sont évidentes, grâces, ici, à l’appuie in extrémiste de Jack BENG THI.

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